Yossi Taïeb Député candidat à la 24ème Knesset du Parti Shass

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Tant en Israël qu’en diaspora, les francophones prennent la crise de la Covid-19 de plein fouet. Là où en France, les caisses allouées à la rémunération du rabbin d’une communauté sont vides, là où les alyoth fragilisées par des professions indépendantes ou encore plus simplement, là où une rupture de contrat banale transforme un quotidien familial en un drame, voire en une tragédie, c’est toute une communauté qui s’époumone à sortir la tête de l’eau.
Ici et là, en Israël, les hommes politiques interviewés en cette veille d’élections, prévues pour le 23 mars 2021 (24e knesset), rivalisent de discours séducteurs à l’intention des francophones ; cet électorat, qui chaque année, et malgré les difficultés actuelles, continue de s’accroître. Vous l’avez compris, la politique israélienne ne saurait désormais compter sans son précieux électorat francophone.
Futé Magazine a cherché à décrypter les stratégies et manœuvres qui se trament sur l’échiquier politique. Qui ? Pour qui ? Avec qui ? À quelles fins ?
On parle bien de cette grande vérité que tout un chacun cherche à lire en filigrane quelque part :
Existe-t-il sur cet échiquier en mouvement un véritable cavalier blanc qui œuvre, non pas pour une seule minorité, mais pour tous ses francophones venant de tous horizons ?
Existe-t-il un parti social aux valeurs juives françaises telles que nous les aimons et les connaissons ; un parti de droite au plus près de l’humain, pour l’intégration des franco-israéliens en devenir et sur le terrain ?

La francophonie sociale aux portes de la Knesset

Interview croisée de Yossi Taïeb et de son Directeur de Cabinet Me Avi Amram

Qui est Yossi Taïeb ?

Yossi Taïeb est à l’âge de 39 ans, le tout premier franco-israélien d’origine tunisienne, né en France, à être devenu Député du Shass à la 23e Knesset, dissoute décembre dernier. Il est désormais en lice pour cette 24e Knesset dont les élections sont prévues pour le 23 mars 2021.
Yossi Taïeb fait son Alyah en 1996 à l’âge de 15 ans avec sa famille. Après un aller/retour en France, il revient en Israël, à Jérusalem, pour poursuivre ses études à la Yechiva de Mir.
Il y rencontre Me Avi Amram qui devient son ami, son ‘haver, partenaire d’étude tant à la Yechiva de Mir qu’au Kollel du Rabbi Mordechai Elyaou. Ils se retrouvent après le service militaire de Yossi Taïeb à la Brigade d’Infanterie de ‘Hativat Guivati de Tsahal. Désormais, Me Avi Amram est son directeur de cabinet pour le parti Shass afin de représenter et défendre ensemble les intérêts des francophones de diaspora et d’Israël.
Yossi Taïeb accomplit une mission -2006 à 2008- pour le compte de l’Agence Juive. Il établit des projets éducatifs à Toulouse en France. C’est en 2008, à son retour en Eretz Israël que la Fondation Wolfson lui confie la gestion de projets pour aider les immigrants français dans leur intégration.
Les membres Ashkénazes de la Fondation Wolfson pressentent en leur ami Yossi Taïeb une envergure politique digne de briser les clivages culturels israéliens. Ils voient en lui un charisme permettant de porter à la Knesset les voix des francophones. En 2018, ils l’inscrivent à son insu sur les listes électorales municipales pour devenir l’adjoint au maire de Kyriat Yearim, près de Jérusalem, pour le parti séfarade de droite sociale nommé Shass.
C’est en vertu de la loi dite “norvégienne” (loi autorisant un député, désigné ministre, de céder son siège à un membre de son parti jusqu’à la fin de ses fonctions au gouvernement) qu’il devient Député du parti Shass à la Knesset le 1er juillet 2020, et ce, suite à la démission de Yoav Ben-Tzur. Aux élections pour les 21e, 22e et 23e Knesset, il est classé 15e puis 12e sur la liste de Shass, considéré comme le représentant des immigrants français. Ce soir, 3 février 2021, le conseil des sages du parti Shass le désigne pour cette 24e Knesset à la 10e place. Désormais Yossi Taïeb n’a plus besoin d’avoir recours à la loi “norvégienne” pour siéger en tant que député.
L’aventure semble avoir seulement commencé, mais en coulisse, Yossi Taïeb et son ami de toujours et Directeur de cabinet du député, Me Avi Amram, travaillent d’arrache pieds sur plus de 2 500 dossiers qui concernent tant les franco-israéliens que les francophones de diaspora.
Et de ce combat politique mené pour trouver des solutions concrètes et rapides, souvent traitées au cas par cas, pour l’épanouissement des français en Israël, naît l’impensable, ce que tant la Fondation Wolfson et le parti Shass présentaient : un candidat pour une droite sociale.

Un programme de droite axé sur le social et la francophonie

Bien que tous les détails de son programme soient prochainement révélés, on peut déjà comprendre sa dimension sociale. Le premier projet de loi datant de la 23e Knesset dissoute demeure en tête de liste de son programme : elle consiste à protéger les indépendants en leur octroyant les mêmes droits que ceux dont disposent les salariés.
Me Avi Amram nous rappelle qu’à l’origine d’un programme, il y a un travail de longue haleine déterminé par autant de lobbies qu’il y a de projets de lois ; la finalité étant de concrétiser une idée, la rendant faisable et viable dans un contexte de vie complexe afin d’optimiser et améliorer l’existence des citoyens. Pour vous donner un aperçu de l’envergure du travail du cabinet de Yossi Taïeb, dans les derniers six mois, ils sont à l’initiative de 5 propositions de loi, lesquelles sont associées à 30 propositions de loi dont celle qui concerne les droits des Indépendants.
Vous l’avez compris, la première action de Yossi Taïeb en entrant à la 23e Knesset a été de créer le lobby pour les Olim francophones et anglophones. C’est au même moment que le Président de la Knesset, Yariv Lewin, a nommé Yossi Taïeb Président de l’amitié entre les parlements français et israéliens. Depuis cette nomination honorifique, Yossi Taïeb a eu le plaisir de recevoir l’Ambassadeur de France en Israël, Mr Eric Danon.
Les 2 autres lobbies fondamentaux qui seraient à l’origine de propositions de lois en tête de liste du programme de Yossi Taïeb concernent donc d’une part la reconnaissance de l’obtention d’aides aux Olim francophones ainsi qu’à la communauté francophone dans le monde. Autrement dit, il s’agirait d’inviter le gouvernement israélien à prendre conscience de ses responsabilités financières et philanthropiques vis-à-vis des communautés francophones d’Erets Israël (olim hadashim) et de diaspora ; le lien qui les unit étant si étroit qu’il forme une seule et même entité communautaire.
D’autre part, il s’agit en l’espèce de travailler sur une forme d’homogénéité des pensions des orphelins du pays. Pour information, un orphelin de Tsahal touche l’équivalent de 10.000 Nis, quand un orphelin “ordinaire” perçoit environ 700 Nis. Il ne s’agit pas ici de chercher à baisser la pension provenant de Tsahal. Mais simplement de s’inquiéter du sort de tous les orphelins pour les aider à sortir de la précarité. Cette révision est en cours de discussion avec l’actuel Directeur du Bitouah Leumi, Meir Spiegler, qui, à ce jour, semble être sensible à la revalorisation du budget alloué aux orphelins.
Sur cet échiquier politique, où toutes les pièces sont en mouvement, Yossi Taïeb apparaîtrait comme le cavalier blanc qui œuvre au sein d’une coalition de plus de 170 représentants municipaux adjoints aux maires dans le pays à offrir une droite sociale. Yossi Taïeb semble incarner le candidat des francophones pour les accompagner dans toutes les étapes de leur Alyah (avant, pendant et après) pour une vie plus humaine et plus heureuse.

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