UNE TRAGÉDIE EN SILENCE

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Nous vivons aujourd’hui une tragédie silencieuse qui ne semble intéresser ni les pouvoirs publics ni les politiques. Peut-être est-ce là le plus grand échec des politiques publiques et des gouvernements. Israël, modèle dans la gestion de la crise sanitaire est pourtant lui aussi à la traîne, pour ne pas dire incompétent à en saisir la réalité pour prendre les mesures nécessaires. Je parle ici de ceux que nous avons de plus chers, nos bijoux : nos enfants. Les études statistiques transmises par les chercheurs sur les dernières années sont de plus en plus affolantes.

1 enfant sur 5 a des problèmes de santé mentale

Ils manifestent une trop grande agressivité vis-à-vis de leurs proches mais aussi dans le milieu scolaire et public. Ils présentent quelquefois une timidité excessive allant jusqu’à des difficultés d’expression qui peuvent les conduire jusqu’à des manifestations de cruauté.

Une augmentation de 43% a été observé dans le TDAH

“Les personnes souffrant d’un TDAH ont des difficultés d’attention et/ou d’impulsivité et d’hyperactivité qui affectent différentes sphères de leur vie (sociale, scolaire et professionnelle). Ce trouble se présente plus souvent chez l’enfant que chez l’adulte mais il persiste à l’âge adulte chez la moitié des enfants qui en sont atteints. Le TDAH n’est pas plus fréquent chez les garçons que chez les filles mais il se manifeste différemment : en général, les garçons présentent davantage d’hyperactivité et d’impulsivité tandis que les filles démontrent plus d’inattention”. (Source : Étude de l’Université de Laval)
Ces troubles sont aussi liés aux difficultés de relations sociales, en effet ils ont augmenté de plus de 60% avec la gestion déplorable de la crise du COVID en Israël où ces données n’ont pas été considérées vis-à-vis de l’enfance. L’angoisse introvertie de l’avenir, la réalité du risque de perte des proches, le stress des tests des vaccinations, la peur de l’enfermement (confinement), cours par zoom qui effacent toute relation sociale des enfants. Tous ces facteurs n’entrent pas dans les considérations économiques et prioritaires.

Une augmentation de 37% de la dépression chez les adolescents et surtout les adolescentes

Il n’est pas nécessaire de démontrer la fragilité du comportement de l’adolescence, en effet elle se caractérise par la difficulté pour un adolescent ou une adolescente à prendre des décisions. Pour être précis l’adolescence est l’âge du manque de contrôle de la prise de risques. Peur de s’engager et surtout l’acceptation d’eux-mêmes et de leur entourage. L’adolescent est en quête permanente d’être accepté, encouragé, motivé, écouté. La vie accélérée des parents et de tout l’entourage, que nous vivons tous et toutes, ne se prête absolument pas à cette réalité et aux besoins essentiels de nos adolescents. Il s’ensuit des situations invivables incontrôlables, des conflits dramatiques et une impression d’incapacité à communiquer.

Une augmentation de 200% du taux de suicide chez les enfants de 10 à 14 ans

Il est en augmentation parmi les olim hors ceux de Russie et reste stable parmi les enfants d’origine éthiopienne. Le ministère de la santé refuse de transmettre les chiffres précis depuis la crise du COVID.
Quoi qu’il en soit, l’hécatombe semble plus préoccupante de n’importe quel variant. Tout notre gouvernement se trahit par l’omerta qu’il pratique sur le sujet, il est d’ailleurs suivi par tous les gouvernements occidentaux. Nous sommes là un triste exemple.
Surtout que nous sommes un pays sous la menace des bombes, et de la pandémie permanente. Nos enfants comme presque partout dans le monde où la pandémie s’est développée ont supporté un état anxiogène particulièrement violent. Confiné signifie punition. C’est « être au coin » sans avoir fait de bêtise. Impossible d’échapper à cette “mise à l’écart” sans aucune possibilité de s’amender d’une faute que l’ont n’a pas commise C’est aussi par les gestes barrières un sentiment de culpabilité permanente d’être fautif en portant la maladie de contaminer et donc de tuer ceux que l’on aime il est encore trop top pour en mesurer toutes les conséquences sur le psychique de nos petits. Il y a aussi une situation plus grave, plus injuste : la guerre. Nos enfants comme aujourd’hui les enfants ukrainiens ont vécu sous les bombes. Dans les bruits, les explosions, les sirènes ; les cris des mamans, ils ont été paralysés par la peur, la crainte de souffrir encore s’ils étaient blessés eux où ceux qu’ils aiment. La crainte de se retrouver seul, sans rien, sans personne pour les protéger. Nos papas, nos frères sont en train de se battre à mort, ce stress peut laisser des traces indélébiles, il s’inscrit même dans la mémoire nationale. Il ira au pire provoquer le sentiment de vengeance, mais surtout la haine : l’ennemi prend l’image du méchant. Il naîtra aussi une attitude mythomane, pour échapper à la réalité, il inventera son monde, il s’enfermera dans le mensonge pour vivre une autre réalité, celle qu’il va construire s’il ne fait pas son acte de résilience. (Source Boris Cyrulnik)
J’entends d’ici “la grande gueule” de Charles Benguigui me dire : “Bon ça c’est le constat mais quelles sont les solutions ?”
Je ne vais pas comme tous les idiots de services désigner des responsables, en effet nous avons tous et toutes une action à mener ; Parents, grands-parents, enseignants, pédiatres et aussi nos élus. Ces derniers d’ailleurs devraient s’emparer immédiatement du sujet et s’exprimer très largement, s’ils s’enferment dans le silence ils apparaîtront comme des complices du drame qui est en train de se jouer.
Il sera d’abord indispensable pour les parents de se rendre affectivement disponibles. Disponibles cela commence sans doute par éteindre leur téléphone portable lorsque leurs enfants sont en demande.
De définir clairement des barrières à ne pas franchir.
D’équilibrer la nutrition des enfants.
D’encourager les mouvements de plein air.
De choisir des jeux interactifs.
De laisser une place à l’ennui.
Nous constatons hélas que nous sommes tous de plus en plus distraits par les objets numériques au dépend de l’attention que nous devons à nos enfants. Que nous sommes de plus en plus indulgents et permissifs et que nous laissons nos enfants fixer eux-mêmes les règles. Les médias ne se gênent pas de nous donner des leçons avec des Greta Grunberg ou des gamines qui viennent nous dire comment boire et comment manger. Cadeau de cette gauche bien pensante de l’enfant roi. Il faut arrêter de les laisser croire que tout leur est dû au profit de tout se mérite. Un sommeil approprié est indispensable pour l’attention de nos enfants à l’école. Sortir d’une vie sédentaire. Aller à la découverte du monde extérieur donne de la perspective, renforce le partage, évite le repli sur soi-même, c’est l’une des meilleures préventions contre la dépression. En finir avec les “nounous technologiques” que sont les écrans de toute sorte. En finir avec les récompenses à tout moment et pour n’importe quoi.
Vos enfants se sentiront plus en sécurité lorsqu’ils constateront que vous savez mener votre barque, Vous donnerez à vos enfants ce dont ils ont besoin et pas simplement ce qu’ils veulent, vous devez apprendre à dire : non. Participez avec eux à des activités, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Vous limiterez la “malbouffe” avec des aliments nutritifs.
Consacrer des moments avec eux autour de la table, on ne parlera jamais assez de ces repas chabbatiques où la famille se retrouve hors de toute présence de téléphone, de télévision qui viennent souvent perturber la rencontre, l’écoute et les relations affectives. Ceux sont une véritable thérapie en particulier pour les enfants de la guerre et des bombes. Oui il y a eu ceux qui nous voulaient du mal et même qui nous l’ont fait. Mais nous avons résisté, nous avions la certitude de nous en sortir. Et nous sommes vivants. Ces moments viennent temporiser la vie de l’enfant il y a un avant, mais surtout un après, dont nous croyons qu’il sera meilleur. Pourim aussi offre un formidable échappatoire, en se déguisant. L’enfant ressent qu’il peut prendre les habits de l’autre, qu’il ira même à vivre son imaginaire en acceptant la réalité. A ce sujet la pratique du théâtre est aussi une bonne thérapie. Je pourrai aligner tous ces moments de fête et en montrer l’efficacité des soins qu’ils procurent.
Laisser ces moments d’ennui qui ouvrent et suggèrent la création la vie l’imaginaire, la technologie n’est pas un remède à l’ennui. Il nous faut apprendre à nos enfants à saluer, à partager, à respecter.
Tout cela ne doit pas vous empêcher de les embrasser, de les chatouiller, de plaisanter avec eux, de les taquiner, de chanter avec eux et de danser aussi. Il faut bien aussi profiter !!!
Enfin je voudrai insister sur un dernier point. Tous ces troubles sont rarement graves et peuvent disparaître très rapidement avec l’aide d’un psychologue, d’un psychiatre ou d’un pédiatre. Il n’y a aucune honte à les consulter. La psychiatrie ne soigne pas seulement des fous, elle empêche radicalement dans la majorité des cas à le devenir. Beatslaha et joyeux pessah et surtout un bon Seder.

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