SOUVIENS TOI D’AMALEK

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Suite à une étude récente de l’IFOP de Janvier 2022

• 53% des juifs en France se déclarent victimes d’insultes au quotidien
• 20% de victimes d’agressions physiques
• 28% des juifs en France insultes et menaces sur les réseaux sociaux
• 60% d’éviter de se rendre dans certains quartiers
• 55% Pour eux et surtout leurs enfants s’interdisent de porter des signes distinctifs kippa et autres
• 45% ne surtout pas dire qu’ils sont juifs

Cette étude vient confirmer, évoquer un phénomène que nous connaissons tous. Étude qui vient documenter, préciser et chiffrer l’étendue du mal. Le sujet fut longtemps tabou et fut rarement abordé ces dernières années, ceux ou celles qui osaient en parler risquent “la mauvaise réputation”, immédiatement ils se trouvent accusés de stigmatiser les populations.. Les français juifs craignent de montrer en public leur religion comme si l’environnement global aujourd’hui nous suggérait qu’il y aurait un mauvais sort lancé sur les juifs en France et partout où ils se trouvent dans le monde hors des frontières d’israël. Le point de départ de tout celà est lié à l’antisémitisme lui même. Cette névrose qui traverse sans répit l’histoire des civilisations et qui incarne la figure du bouc émissaire des civilisations. L’antisémitisme se réinvente toujours, surtout en période de crise, il sait trouver à chaque époque sa force son variant pandémique et nocif, et Léon Poliakov, sans aucun doute le plus grand historien sur le sujet, a vu ici “un condensé des névroses humaines”.
L’antisémitisme d’une société à l’autre, d’une civilisation à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre peut prendre plusieurs visages. Pour exemple nous avons connu dans l’histoire de France sans aucun doute une trajectoire de l’antisémitisme qui est associé à des gens comme Drumont, qui est associé au régime de Vichy, Louis-Ferdinand Céline écrivain exceptionel par ailleurs mais qui se baignait indiscutablement dans les plus nauséabondes passions en la matière. Est-ce le sujet de l’antisémitisme d’aujourd’hui? La réponse est clairement NON. Le sujet de l’antisémitisme aujourd’hui ne vient pas de la trajectoire propre à la société française, n’en déplaise à Mr le Grand Rabbin de France Haïm Korchia, c’est un antisémitisme que l’on nomme nouvel antisémitisme c’est un antisémitisme d’importation, un antisémitisme aurait dit Drumont un lié directement à l’islamisme, un antisémitisme à ce que l’étude nomme de manière un peu pudique : “la population de confession musulmane”. Il est présent dans les populations principalement porté par les banlieues où les moeurs liées à l’islam les plus rétrogrades rarement associées à celles de la société Française. Et nous pouvons en évoquer les faits qui racontent l’histoire de ce nouvel antisémitisme. La Seine Saint-Denis en France, Brooklyn aux Etats Unis, Londres sont des villes, des départements ou des quartiers qui nous le racontent le mieux tant ils véhiculent de symboles. Il n’y a pratiquement plus de juifs en Seine Saint-Denis, comme s’il y avait eu une forme d’épuration éthnique silencieuse et sans bruit qui ne veut pas dire son nom, mais nous sommes dans un environnement qu’il vaut mieux fuir si l’on est juif. Une forme d’alya intérieure, sans oublier ceux qui quittent pour Israël et qui se disent plus largement :”Dans ce pays où nous vivons actuellement quelque chose nous laisse croire que nous pourrions avoir un mauvais sort”.
A ce sujet j’entends dire par des notables de la communauté juive de France, des USA et de Grande Bretagne et même des Rabbins, des prétendus leaders Sionistes, aussi en Israël même: “On ne vient pas en Israël par peur” c’est idiot et ignorant des fondements mêmes du Sionisme et du sens de la responsabilité. En effet le Sionisme est né avec la conviction que la création d’un Etat juif mettrait fin pour le peuple juif aux percussions encourues dans les Nations. Le juif se verrait protégé du mieux possible par une police, une armée, un gouvernement autonome. Ensuite l’immi-gration des juifs vers quelque pays que ce soit a toujours et en premier lieu été la fuite du pays où ils sentaient une menace pour leurs enfants. Attitude responsable et légitime pour celui qui veut protéger les siens.
Nous pouvons aussi aborder la question des persécutions scolaires où l’élève juif se retrouve dans une classe avec des “camarades” qui souvent sont brutalement hostiles, par ceux souvent de confession musulmane. Plutôt que d’aller à la confron-tation dangereuse, la direction de l’école, du collège choisira plutôt que d’exclure les agresseurs, d’exfiltrer l’élève juif de la classe. Comme si l’on était plus capable en fait de le défendre. C’est donc bien la stratégie de la fuite. Nous pourrions aussi évoquer dans l’école le fait que l’on ne peut pas enseigner la shoah parce que l’on vous dit “Vous parlez de la shoah mais pourquoi vous ne parlez pas de notre malheur?” La concurrence victimaire fait ici en sorte que la shoah devient un objet “tabou” ce qui est en soi plutôt singulier.
La violence directe aussi qui se manifeste surtout par le terrorisme, on en débat ces dernières années suite aux attentats terroristes. On nous dit souvent en France “ 2015 Charlie” mais le vrai point de départ c’est 2012 Toulouse. avec Mohamed Merah et là nous nous retrouvons devant une barbarie, un mal absolu où des enfants juifs sont abattus en tant qu’enfants juifs sous le signe d’une action qui relève du djihad. Or il y a un malaise qui se révéle de tout cela parce qu’autant une partie du système médiatique voulait dénoncer l’ancien antisémitisme autant devant ce nouvel antisémitisme nous assitons à un malaise pour le dénoncer comme si ce n’était pas le “bon” et finalement “c’est mon antisémitisme qui est le “bon”, si non il crée ce malaise” souvenez-vous la première réaction lors de l’attentat de Toulouse, certains journalistes disaient “ C’est un homme blanc aux yeux bleus” et finalement c’était Merah, on avait espéré qu’il eut un autre visage.
Le malaise devant ce nouvel antisémitisme se crée le malaise à le dénoncer, voir le condamner plus énergiquement et pas seulement avec des vœux pieux du genre : “la république nous protège ou bien encore nous devons vivre ensemble, au nom du “pas d’amalgame, pas de stigmatisation, l’irénisme universitaire, la diversité est une richesse et le modèle que l’on nous a vendus. Qu’est-ce qui se passe lorsqu’une minorité persécute une autre minorité? Les rôles avaient pourtant été attribués. C’est la cité d’accueil qui persécutait, les minorités qui sont persécutées. Et que voit-on aujourd’hui, les français juifs qui sont de vieille implantation en France persécutés par une minorité (pas tous évidemment) par des éléments actifs islamistes qui considèrent qu’ils sont chez eux et dans leur droit de persécuter les juifs. Or dans le débat public nous voyons même que dans les détails de cette étude une volonté de “noyer le poisson”, on place dans la même catégorie les préjugés individuels condamnables et toxiques “les juifs ont trop de pouvoir, ont trop d’argent, sont trop dans les médias…’’ Pourtant ils ne sont pas de la même nature que cet antisémitisme agressif qui lui, pousse à l’action, pousse à la persécution, qui pousse quelquefois au meurtre. Notons le malaise immense, la torture de Sarah Halimi. Malaise pour caractériser ce crime d’antisémitisme, alors qu’indiscutablement le criminel coupable, il l’avouait lui-même. Si l’assassin s’était revendiqué du troisième Reich ou autre doctrine, nous n’aurions pas eu la moindre pudeur à mentionner la chose? Non, tout est fait dans le portrait public global pour ne pas nommer la spécificité de cet antisémitisme. Moi-même qui le nomme ne manquera sûrement pas d’être accusé d’islamophobie.
Notez que c’est pour cette raison, ne pas être accusé d’islamophobie , que le Grand Rabbin de France lors de son intervention sur i24 news, les Grandes Gueules Moyen Orient n’a pas désigné une seule fois l’islam radical comme responsable de la montée des actes antisémites en France et a préféré nous endormir avec : “le gouvernement fait tout ce qu’il peut, la justice n’est pas assez sévère etc…, etc…” Manque de courage, lâcheté ou inconscience?
Nous assistons là à la négation du réel. La discussion récurrente sur la seconde guerre mondiale dans la vie publique , trouve ici une fonction stratégique qui consiste à toujours ramener le sujet à la seconde guerre mondiale, c’est-à-dire l’antisémitisme d’avant-guerre , le ramener à l’avant-scène pour ne pas nommer celui d’aujourd’hui. On se réfugie dans le passé non pas pour éclairer le présent mais pour fuir le présent, ce présent qui tue. Non, pendant la seconde guerre mondiale c’est tout un peuple qui criait Heil Hitler c’est tout le pouvoir hitlérien qui criait : ”Mort aux juifs et pas une minorité qui persécutait une minorité et sous Vichy, au café de Flore un certain Jean Paul Sartre en buvant son café crème avec une certaine Simone de Beauvoir, trouvant les allemands bien sympathiques et polis trouvait que tout était bien calme et tranquille pendant que ma famille roulait vers la mort. La majorité se fichait bien de leur sort. Mais ce n’était pas non plus une minorité qui agissait contre une minorité, c’était un occupant avec la complicité du gouvernement de Vichy, de la police française, la justice, bref toute une machine de haine certes inhumaine, barbare, lâche. Que voulez-vous le seul point de comparaison est peut-être là : la nature humaine se soumet facilement et le criminel dissuade le résistant.
Nous ne pouvons pas aborder le sujet de l’antisémitisme sans parler de l’antisionisme. Les bien-pensants dirons que le sionisme est la politisation du judaisme, c’est nul et hors sujet. L’antisionisme consiste à refuser, nier l’existence de l’État juif. On nous dira “Oui mais on peut critiquer Israël”. Bien sûr que l’on peut critiquer Israël, “On peut même critiquer sévèrement Israël”. Évidemment qui va vous en empêcher? On peut même critiquer sans complaisance la Turquie, la Hongrie, la Russie, les USA, le Canada. Une fois le constat fait, il est rare d’arriver à la conclusion : il faut abolir l’existence de la Turquie, l’existence de la Russie, l’existence des USA, l’existence du Canada? L’antisionisme consiste à abolir, effacer le droit du peuple juif à avoir une existence politique. L’antisionisme est bien le masque qui veut dissimuler l’antisémitisme. Etre obligé d’expliquer que l’antisionisme est de l’antisémitisme montre bien à quel point le climat est empoisonné et à travers ce sujet il y a toute cette logique complotiste (la vraie) qui ressurgit, qui ressuscite avec la conspiration mondiale des juifs dans leur pays pour dominer le monde. Celà signifie que si l’on était capable, à D. ne plaise, de faire tomber Israël, il y aurait une espèce de justice globale. On peut bien défendre la cause palestinienne mais construire cette haine, réactiver cette logique qui aboutit à la destruction de l’Etat d’Israël ne peut pas être acceptable pour contester l’existence de l’Etat d’Israël et militer pour sa destruction. Ce sont là les pires travers que l’on a pu connaître au travers de l’histoire. Quoi qu’il en soit, il sagit bien ici d’une importation du conflit israélo-palestinien par les militants de l’islam radical et peut être moins radicale, ils veulent que ce sujet fasse partie intégrante de la politique intérieure du pays où ils ont émigré. En France et ailleurs là où ils sont, ils veulent imposer l’idée que les juifs sont uniquement la représentation d’Israël. Le fond est de les dé-nationaliser en tant que représentants d’Israël chez eux. En réalité on ignore, on efface, on nie la diversité des communautés juives où les opinions sont diverses et variées. Quant un quartier ou un territoire devient inhospitalier pour les juifs, ne vous trompez pas ce sera bientôt inhospitalier pour tous ceux qui ne se soumettront pas à la régle de la minorité islamiste. C’est toujours la minorité agissante qui finit par écraser la majorité silencieuse. Souviens-toi d’Amalek, chaque génération reçoit la Torah, c’est sa Torah, chaque génération a encore hélas son Amalek aussi. Et Amalek finit toujours sur la corde.

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