Michel Nakache directeur de campagne

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Charles Benguigui : Michel Nakache, vous avez piloté cette campagne, Comment avez-vous procédé pour allouer l’aide aux familles ?

Michel Nakache : Pour réaliser cette opération nous nous sommes appuyés sur dix associations présentes dans les villes et les quartiers, et qui connaissent personnellement les familles. Mais aussi sur un Guichet Social créé en septembre 2020 au sein de Qualita, qui suit avec des bénévoles près de 300 familles dans tout le pays. En outre, des comités locaux d’action sociale ont été mis en place dans les villes et avec les associations (souvent par zoom) réunissant parfois les services sociaux. Pour chaque dossier, une aide de 250, 500 ou 750 sh /mois pendant six mois renouvelable a été accordée. Les bons alimentaires de la chaine Rami Levy étaient fournis par Qualita aux associations qui les distribuaient aux familles chaque mois. Partout, les familles ont reçu de l’aide rapidement.

C.B. : Quels enseignements tirez-vous de cette première opération ?

M.N. : Tout d’abord, nous avons constaté la réalité des besoins… Nous avons reçu plus de 1000 formulaires et nous savons qu’au moins le double aurait dû nous parvenir… Mais les olim francophones peuvent ressentir une certaine gêne à l’idée de demander de l’aide. Ceux qui sont arrivés il y a moins de cinq ans sont les plus fragilisés et ils ont représenté plus de 50 % des demandes. Un chiffre qui monte à 70 % si on considère ceux qui ont moins de dix ans d’alyah. 35 % de ces familles ont été fragilisées par la crise du covid, les familles mono parentales (femmes avec enfants souvent sans pension) représentant plus de 25 % des demandes, sans compter les jeunes, les étudiants qui ont perdu leur « petits jobs » à cause du Covid et les nombreux retraités.

M.E. : Notre nouvelle collecte du 21 février 2021 est indispensable et plus que jamais nécessaire. Nous devons aider plus de familles et donner plus chaque mois. Nous avons évalué le besoin moyen des familles à au moins 800 shekels par mois, soit près de 10 000 shekels par an (2600 euros).

“Nous devons cette année réunir pour les familles
10 millions de shekels”

Notre aide sera plus adaptée à certaines réalités et à certaines catégories sociales : les jeunes et les soldats isolés notamment, car nous devons nous considérer en partie responsable de leur avenir ici, en Israël.

C.B. : L’organisation Qualita va-t-elle aussi accompagner ces familles, outre l’aide financière ?

M.N. : Absolument, tous les services de Qualita seront mobilisés pour aider ces familles à se réinsérer socialement et professionnellement. Nous avons déjà lancé un programme spécifique de retour à l’emplois pour 150 d’entre elles mais aussi une aide continue dans la gestion du budget familial avec des partenaires, le soutien scolaire pour les enfants dans différentes villes, sans compter, avec l’appui de nos 300 bénévoles, du soutien psychologique et administratif pour ceux qui peuvent obtenir certains droits. Nous voulons permettre à 20 à 25 % des familles qui se sont tournées vers nous de sortir de la spirale de la dépendance, et nous réussirons avec l’aide de toutes les associations et communautés francophones avec qui nous travaillons depuis près d’un an sur ce programme.

C.B. : Qu’attendez-vous spécifiquement de l’opération Israël Tsedaka en 2021 ?

M.E. : Le 21 février prochain, nous devons poursuivre l’incroyable chaîne de solidarité qui s’est mise en place. Chacun de nous doit se mobiliser pour accomplir la mitzva de Pourim (Matanot Laeviyonim). Nous devons être là pour eux.

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