L’union des indépendants en Israël la force de l’amour gratuit

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Le 26 Juillet 2021, Sarah Ben a organisé la première soirée de l’association L’union des indépendants en Israël, dédiée à la rencontre de tous ceux qui participent, œuvrent au quotidien à venir en aide à des milliers d’Olim français. Ce fut l’occasion de faire enfin connaissance sous l’égide des fondateurs, du Député CHASS Yossi Taieb, Charles Benguigui Fondateur de Futé Magazine, Rodio Futé et Voyages Futés, mais aussi tant d’autres amis fidèles.

Qui est Sarah Ben, fondatrice de l’Union des Indépendants en Israël ?

Sarah Ben : “Je suis devenue franco-israélienne à l’âge de 7 ans, et j’ai été confrontée dès mon arrivée à la situation géopolitique brûlante avec la Guerre du Golf, à de nombreux Intifadas, et en parallèle à cela, aux grandes difficultés d’adaptation de ma mère.”

De ces épreuves majeures, elle tirera sa force et en fera le combat de sa vie : aider les Olim Hadashim (nouveaux immigrants) à trouver leur place dans ce pays qui est le leur sans le connaître encore vraiment, et dont il faut conquérir le coeur avec volonté et amour pour y pérenniser son existence et sa descendance.

S.B : “Je fais mes armes dans la création de magazines papiers, Jérusalem en Or, Tourist Pass, Israël mariages pour fonder en 2009, le site internet Trouver en Israël, sorti en support papier depuis 2015, et de groupes/pages multiples toujours actifs sur le réseau social Facebook pour créer davantage de liens, de connexions, de rencontres, de partages et d’échanges entre les olim hadashim français entre eux et avec les autochtones.”
Au fil du temps, Sarah Ben s’entoure de plus en plus de personnes de sa trempe pour consolider ensemble les fondations de ce pont qu’elle a commencé à bâtir entre les cultures de la diaspora dès l’âge de 22 ans.

Depuis le début de la crise sanitaire de la Covid-19 qui a ruiné tant de professionnels et donc de foyers désormais en situation de misère intolérable, Sarah et son équipe de mousquetaires s’engagent avec vigueur à venir au secours de cette communauté touchée, comme tout le reste du pays, de plein fouet par la paralysie économique.

La non-maîtrise de la langue et le désœuvrement qui en découlent face aux démarches administratives complexes, surtout en cette période singulière de crise, sont en cause.
L’urgence a donc été à l’union, au soutien, à la bienveillance. Elle a créé d’abord le groupe Facebook qu’elle intitule Union des Indépendants en Israël. Sarah a vu juste, les professionnels indépendants franco-israéliens ont bel et bien besoin d’un sérieux coup de pouce et de se sentir faire partie d’une même équipe pour survivre dans leur pays. “Tous pour un, et un pour tous”, voici donc la devise apocryphe des Mousquetaires d’Alexandre Dumas qu’elle se réapproprie et brandit comme l’étendard de la force de son groupe et de l’association éponyme, créée ce 26 mai 2020.

L’Alyah francophone actuelle selon Sarah Ben

S.B : “Force est de constater que l’Alyah franco-phone a beaucoup évolué ces dernières années, et c’est une chance inouïe dont bénéficient les Olim Hadashim à présent. On prend tous pour acquis ce fabuleux tapis rouge que nous déroule le Ministère de l’Intégration Israélien avec son lot d’aides pour faciliter notre intégration. Vous pensez bien que nous n’avons pas bénéficié d’autant d’avantages à notre arrivée il y a 30 ans, en pleine Guerre du Golf, sans Dôme de fer, cela va s’en dire. Il fallait bien s’immerger dans le milieu israélien et se débrouiller tant bien que mal.
Et voici, je crois, là où le bât blesse. Avec autant d’avantages, les Olim de France (pour certains, loin de moi l’idée de faire des généralités) n’ont pas fait de l’apprentissage de la langue hébraïque leur priorité absolue. Le risque à recevoir tant d’aides et à chercher à recréer à tout prix une petite France en Israël a conduit à de magnifiques intégrations d’une part, mais aussi à une forme de ghettoïsation de certaines villes ou certains quartiers d’autre part. Travailler en français est devenu, pour certains donc, une solution de facilité pour pallier rapidement au manque de la si vitale parnassa. Et personne n’est en droit de leur jeter la pierre.
J’insiste simplement sur le fait que quel que soit sa façon d’aborder son Alyah, il demeure une règle d’Or, celle de maîtriser l’hébreu le plus rapidement possible. Parce que, soyons honnêtes, sans la langue, votre montée en Israël peut très vite tourner au calvaire, et à la tant redoutée yerida, que j’ai très mal vécue pour ma part et que je ne souhaite à personne. On vient ici pour y rester et y fonder nos racines familiales.”

Création de l’Union des Indépendants en Israël

S.B : “En temps normal, je suis sollicitée par des Olim en situation d’échec que je m’évertue à épauler, du mieux que je peux, en essayant de redresser la barre de leur situation professionnelle.
Dès le début de la crise de la Covid-19, qui a donné lieu à une mise à l’arrêt totale de nos activités professionnelles, j’ai reçu des messages de désespoir. Tant de familles se sont retrouvées et se trouvent encore dans une situation de faillite, et donc de misère totale. J’ai appris avec stupeur le suicide de pères de famille acculés, dos au mur, sans pouvoir nourrir les siens. PLUS JAMAIS ! Nous avons la chance, certes, d’être un peuple de l’entraide où le hessed règne en maître BH, mais face à l’envergure sans précédent de cette crise sanitaire qui secoue le monde, nous n’avons pas pu soutenir tout le monde, nous n’avons pas pu, non plus, entendre les isolés et les pudiques qui n’osaient pas demander de l’aide. A partir de ce moment-là, j’ai voulu créer en urgence un groupe Facebook et une association pour briser ce mur d’isolement inhumain derrière lequel beaucoup de gens souffrent en silence, pour développer la communication entre nous, établir un lien, une connexion permanente qui permette à ce que personne ne se sente plus abandonné. L’Union des Indépendants en Israël est né, et ce, grâce à la précieuse aide de bénévoles.
Désormais, nous voilà devenus tous les acteurs à part égale d’une même famille, car “Tous pour un et un pour tous”. L’association du même nom a été ouverte le 26 maidernier et constitue le moyen concret et efficace qui permettra à ceux qui sont tombés de se relever et rebondir vers un avenir plus serein, je l’espère. On sait bien, par expérience, et grâce à l’étude de notre Torah, que c’est dans les moments les plus obscurs que naît la Lumière.”

Missions et objectifs de L’union des Indépendants en Israël

La mission du groupe Facebook Union des Indépendants en Israël est claire : regrouper les indépendants franco-israéliens pour leur offrir une visibilité notoire et leur permettre d’interagir les uns avec les autres. Il s’agit de tous ceux qui ont un statut de freelance avec un Ossek Patour (petites entreprises), un Ossek Mourche (moyennes entreprises) ou encore ceux qui dirigent des Hevrot (grandes entreprises) et qui appartiennent à la famille des indépendants.
Je suis si heureuse d’avoir appris que le groupe a déjà permis à certaines personnes de trouver du travail.
Les indépendants sont des entrepreneurs, des créateurs d’emplois qui participent à faire tourner l’économie israélienne à plein régime et payent énormément de charges. Le but du groupe est de faire entendre leur voix.
L’association, Union des Indépendants en Israël, a pour vocation de leur venir en aide au niveau de la langue, de la bureaucratie dans leurs démarches juridiques et fiscales, de leur donner accès à une meilleure visibilité publicitaire dans la Presse et les réseaux sociaux avec une maîtrise en community management, et enfin, et non des moindres, leur apporter une aide financière substantielle pour se remettre sur les rails en donnant accès à des prêts à taux quasi nul, sans oublier une aide psychologique avec la psychologue de l’association.

Hanna Partouche de Neshot Business accompagne au côté de nombreux autres intervenants bénévoles ce programme gratuit d’insertion “Avançons”. Ce dernier aborde le développement personnel, la reconversion personnelle ainsi que le networking/relationnel. En clair, elle a pour mission de leur donner les clés pour mieux comprendre la mentalité et le marché du travail israélien et les outils pour y parvenir. Suite à la première session qui a rencontré un franc succès, une seconde est déjà programmée. Les inscriptions demeurent ouvertes.
L’union des indépendants en Israël est devenue une communauté au sein de laquelle les olim hadashim ne se sentent plus seuls face à leurs questions et difficultés. Il y a une solution pour chaque problème. Cette association hors norme, dont le seul mot d’ordre est l’amour gratuit, a permis d’empêcher plus d’une centaine de familles à retourner en France. Grâce à l’exceptionnelle écoute de Sarah Ben et de son équipe, qui ne cesse de croître chaque jour, tout un chacun peut faire partie de cette grande famille au grand cœur.

Comment faire appel à l’Union des Indépendants en Israël ?

La première étape est de venir s’abonner au groupe Facebook, de publier un message qui vous présente, de partager le groupe auprès de vos contacts et de remplir le formulaire mis à votre disposition. Ce dernier permet de recueillir toutes les informations concernant votre activité et votre situation actuelle. La rubrique “Témoignage” est ici fondamentale, car elle vous donne la parole, l’occasion de nous livrer de façon confidentielle votre histoire singulière. Grâce à ce formulaire, nous pouvons vous répertorier dans les 96 catégories professionnelles déjà existantes. L’avantage de la plate-forme Facebook est de donner accès à cet annuaire vivant 24h/24, tout en faisant office de forum où chacun peut échanger avec l’autre de façon spontanée et efficace. Nous avons le projet de développer prochainement des réunions dans 4 grandes villes d’Israël pour commencer. Leur but sera de concrétiser les rencontres, d’offrir du coaching en business, de travailler sur sa confiance en soi, et d’échanger avec des partenaires potentiels.
Qu’est-ce-que vous auriez envie de dire aux francophones à travers le monde qui souhaitent eux aussi faire leur Alyah prochainement ?

S.B : “Vous ne devez pas avoir peur de l’ombre de la montagne sans avoir vu la montagne. Ça suffit d’avoir peur de la peur. Mais l’Alyah n’est pas une aventure à prendre à la légère pour autant. Pour bien faire, il est essentiel de se préparer. Et devinez ce sur quoi vous devez travailler le plus ? L’apprentissage de la langue ! Si vous savez parler et encore mieux, lire et écrire l’hébreu, vous trouverez votre place dans ce merveilleux pays qu’est Israël. Les israéliens font un très bon accueil à tous ceux qui font l’effort de s’adapter. En dehors de cette période dramatique, vous devez savoir que notre nation ne compte que 4% de taux de chômage. Notre tout premier ministre, David Ben Gurion, savait déjà à l’époque que : “Celui qui ne croit pas aux miracles en Israël n’est pas un réaliste”. Venez donc vérifier par vous-même ce que notre nation est parvenue à faire de ce désert aride en seulement 72 ans.
Tout est possible, alors unissons nos forces pour bousculer les portes du Ciel et faire pleuvoir les miracles d’Hachem sur sa terre.”

Groupe Facebook :
Union des Indépendants en Israël

Pour effectuer un don, vous pouvez remplir le formulaire sur le groupe FB, et on vous contactera dans les plus brefs délais. Cette association fait donc appel aux dons tout azimut du monde entier, de quiconque souhaite soutenir les indépendants Olim de France en situation de difficulté. Permettez-moi de faire référence au Choul’han ‘Aroukh qui vient expliciter l’une des mitsvot les plus importantes de notre Torah : “la charité est l’un des piliers sur lesquels repose le monde. Cette Mitsva a la force de pardonner les fautes et de repousser tous les mauvais décrets. C’est la seule Mitsva que l’on peut accomplir en demandant à Hachem qu’Il nous accorde une requête en échange.”

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