L’ARGENT A TOUT PRIX

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En Israël l’équipe gouvernementale dirigée par Mr Bennett nous avait promis le changement, une société apaisée, une autre justice, il nous faut l’admettre elle n’a pas menti. Effectivement les prix explosent, les salaires des plus fragiles s’effondrent, et les bobos de Tel Aviv vont mieux. Tel Aviv est désormais la ville la plus chère du monde, elle continuera à voter la gauche sans risquer d’être dérangée par des pauvres qui ne pourront sûrement pas payer un loyer de 6000 shekels pour un deux pièces. Elle aura su se construire son ilot de gros bourgeois avec des bons sentiments. Jamais dans toute la jeune histoire de notre pays, l’inégalité aura été si forte, le fossé si profond entre les riches et les pauvres, le centre du pays et le sud et aussi le nord du pays. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le salaire moyen a diminué de 2,6% alors que les prix ont augmenté de 1,6% au cours des 12 derniers mois. Rassurez-vous tout de suite dans la haute technologie les salaires durant la même période se sont vus augmenter de 8,1%. Ainsi dans la haute technologie le salaire moyen est de 27000 NIS tandis que le salaire des employés (tourisme, restauration, caissières et autres est de 5400 NIS. Bien sûr nos gouvernants mettrons ces réalités sur le compte du COVID, s’agirait-il d’un nouveau variant ? Au moment de voter ils n’auront sans doute pas de pass-yarok pour continuer leur œuvre.

Que se passe-t-il avec les prix ?

En Israël nous sommes souvent avec ce gouvernement dans le délire. Tel Aviv la ville la plus chère du monde, la monnaie la plus forte, La totalité des biens de consommation subissent avec les vagues de la pandémie les vagues de hausses des prix sans limite sur leurs pics. Tout indique la collusion entre les acteurs de cette situation. Dans cette comédie dramatique, chacun pense qu’il y aura beaucoup de gens qui vont râler pendant un moment puis le calme va revenir. Au cours des derniers mois le NIS s’est envolé de plus de 20% par rapport à toutes les autres devises du dollar à l’euro. L’augmentation des prix sur le marché mondial des matières premières devrait être largement amorti voire même sans incidence sur les prix en Israël puisque la force d’achat de tous les produits étrangers se trouve démultipliée. Rien ne justifie ces hausses de prix vertigineuses. On observe aussi dans l’analyse financière des grandes entreprises israéliennes une envolée des marges bénéficiaires, que ce soit Telma Osem ou Tnouva pour ne citer que ces trois monstres. Israël est un pays de gros bénéfices et d’argent à tout prix et notre ministre Lieberman se moque bien du pouvoir d’achat qui s’effondre et devient dramatique pour les étudiants, les retraités, les petits salaires. Au point que beaucoup de ces catégories renoncent aux soins médicaux (en pleine pandémie) 25% des israéliens ont du mal ou ne peuvent plus payer leur loyer et que des milliers d’enfants ne prennent qu’un seul repas par jour. Le seule et unique motif de ces hausses est d’augmenter largement le profit. L’expansion économique telle que nous observons ne peut-être utile que si elle permet à chacun et chacune de vivre décemment. Bravo les gauchos du gouvernement nous sommes captifs de ces sociétés qui trahissent ainsi leur propre idéologie d’égalité au bien-être, une société plus juste. Seuls les milliardaires et les cadres de la High tech ne sont pas trop affectés et le comportement des distributeurs est de faire exactement comme si nous étions tous des riches. Pour exemple, Osem, propriété du groupe Nestlé a annoncé une augmentation de tous ses produits, depuis les petits pots de bébé, les pâtes, les produits laitiers, et tout le reste soient des centaines de références, unique-ment pour augmenter leurs marges. Osem est immédiatement suivi par Rami Levy qui annonce une augmentation de 7 et 8%, sans aucune raison autre que celle de gagner plus d’argent. En Israël nous sommes captifs de ces sociétés sur un marché largement supérieur à celui de la Belgique et biens d’autres. C’est cher parce que c’est cher. Les trois grands distributeurs qui se partagent le gâteau. Tous et toutes suivent Osem dans la spirale des augmentations et le panier moyen des israéliens a augmenté de 8% sans augmenter ce qu’il contient. Nous vivons dans un pays de très fortes inégalités et très peu redistributif de ses richesses, Netanyahu semble en avoir fait les frais tant il a négligé ce poste ; la coalition prend une attitude de mépris, Liberman déclarait suite à l’augmen-tation des sodas :”Ils n’ont cas boire de l’eau!” “Les indépendants et le tourisme ont gagné assez d’argent”, voilà la réalité dans la tête de Lieberman: s’il y a la pauvreté c’est de la faute des pauvres!. Le gouvernement nous annonce l’ouverture du marché à l’importation. Ce sera donc aux importateurs de faire le travail que le gouvernement ne veut pas faire (coalition oblige). A savoir contrôler les marges, les accords confidentiels entre les grands groupes de supermarchés, les fournisseurs. “Sœur Anne ma soeur Anne ne vois-tu rien venir?”
Il n’existe en Israël aucune association de consommateurs qui soit représentée auprès du gouvernement. Aucune réflexion ni recherche sur ce que doit être la structure des prix. Le pays est gangréné par les monopoles qui font la pluie et le beau temps et achètent les dirigeants.cLorsque nous avons que deux produits dans la gamme des pâtes, du riz, de l’huile, yaourts; surgelés et chips, sorties des mêmes monopoles il n’existe plus de liberté d”achats. Nous sommes totalement paralysés pour lutter contre cette hausse des prix.
La plupart des produits haut de gamme détiennent entre 60 et 70% du marché dans leur catégorie. Bamba pour ne citer que lui, dispose à lui seul 80% de son marché.
En Israël ce sont les marques qui installent les produits en rayon,cainsi la concurrence est placée en bas des étagères en toute petite quantité, donc pas de choix réel du consommateur.
Ainsi est le pays le plus profitable au monde pour les grandes marques internationales du prêt à porter aux voitures dont les profits sont monstrueux dépassent largement 25% par rapport au reste du monde. Dormez apaisés, croyez encore que tout va bien sauf que ce n’est pas pour tout le monde. La morale de la gauche Israélienne ne semble considérer son application que pour les Palestiniens, elle ignore le portefeuille des profiteurs, par contre elle connait bien le vôtre et accepte sans broncher que les voleurs se servent. L’absence d’ouverture à la concurrence est une privation de choix et donc de liberté pour le consommateur israélien. Ni morale, ni liberté et personne cette fois-ci pour manifester devant la résidence du premier ministre à Balfour ou ailleurs, elle est vide.

Sources principales : Alyalexpress News
Yaelle Ifrah entretien sur Qualita
Présentation économique d’Israël – site gouvernemental
The Times of Israel
Israel/Etudes économiques Cofice

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