La vocation en partage

Placeholder

Product Description

Il est des personnes dotées d’une aura exceptionnelle. Il leur suffit de pénétrer dans une pièce pour la faire rayonner, communiquer leur énergie solaire en vous remplissant de joie et d’espoir. Charles Benguigui est sans doute l’une de ces personnes singulières qui touchent votre cœur à chacune de vos rencontres et déposent dans votre esprit un sentiment de bien-être. Tour à tour animateur radio et TV, musicien, animateur et G.O Relation publique au Club Med pendant plus de 10 ans, cet époux et père de 6 enfants aujourd’hui a eu une vie atypique et rocambolesque. Il suit un véritablement cheminement vers une téchouva qui prend racine au cœur même de ce retour aux valeurs de « l’hébreu » qui est en chacun de nous. Il est l’une de ces figures de proue du sionisme moderne qui éclaire et rassemble pour l’union et la protection d’un Israël fort de sa Torah et de son peuple.

UN CHEMIN TOUT TRACÉ

Charles Benguigui est né en France en 1969, d’un père Commissaire Divisionnaire de Police et d’une mère dévouée à sa famille (que Hachem repose son âme en paix), tous deux originaires d’Algérie. Depuis son plus jeune âge, Charles Benguigui sait ce qu’il aime et ce qu’il veut. Et c’est cette confiance en lui, cette faculté à lire en lui-même comme à livre ouvert et à accueillir les signes du divin qui va le guider à chaque étape clé de sa vie.
Enfant, il est déjà animé par l’envie de s’exprimer et a un rêve. Recevoir pour sa Bar Mitzva un cadeau peu commun : une CiBi (citizen-band). Depuis son jardin de la maison familiale dans le Lot-et-Garonne, il installe une antenne de plus de 24 mètres de haut, et ce grâce à l’obtention d’une autorisation spéciale accordée par France Télécom. La radio locale « Samba 47 » sans frontières est sur les ondes et elle est présentée et animée par un très, très jeune journaliste-animateur qui n’a pas froid aux yeux et voit déjà les choses en grand : informations, interviews, horoscopes, bulletins météo… Il découvre sa vocation ; celle de fédérer une communauté au cours d’un événement malheureux, qui lui fait prendre conscience du rôle que chacun peut jouer pour aider son prochain : une petite fille est portée disparue. Les gendarmes demandent à Charles son aide au moyen de son antenne de 24 mètres en établissant un relais sur les ondes pour alerter tous les cibistes de la région. Ce jour-là, Charles Benguigui comprend l’essence de sa destinée : vivre par et pour une communauté, la faire grandir et lui apporter autant d’amour et de soins qu’à sa propre famille. Dès lors, il veut étudier les langues, la musique, tout ce qui lui ouvrira une fenêtre sur le monde qu’il rêve de découvrir. Grâce à ses cours de batterie avec le célèbre batteur Philippe Arrigoni (musicien de Francis Cabrel), il parvient à être nommé Tambour de l’Armée à Bordeaux lors de son service militaire. Charles se remémore sa prime jeunesse comme le signe annonciateur de son présent. Gai, agréable, il me parle comme un conteur né, et je me laisse emporter par le récit passionnant de sa vie qui prend ici un nouveau tournant.

LES ANNÉES FOLLES A L’ÉCOLE DU MONDE

Tout commence au cours d’une audition au siège social du Club Méditerranée à Paris, où il présente un sketch de Popeck sur scène. Bingo ! Charles est une évidence. Mais il est pris au club de Vittel, ce qui ne correspond pas aux velléités d’explorateur de notre jeune zélé. Il auditionne en parallèle pour des radios nationales, quand la direction du Club Med le recontacte pour lui offrir la chance de sa vie : devenir, à 19 ans, le Responsable-Animation du tout nouveau Club d’Ibiza qui prépare son ouverture imminente.

L’AVENTURE COMMENCE

Charles connaît tout le monde, se rappelle de tous les prénoms, fait vibrer le club au rythme de ses interventions dignes de comédies musicales. Il est omniprésent et “multitâche” comme il dit en rigolant de lui-même. Il y rencontre ses collègues et amis Patrick Bruel, Elie Kakou, Vincent Lagaf, Pascal Légitimus, Carlos pour n’en citer que cinq … Il qualifie le Club Med de “ bulle de rêve, utopique et illusoire ” du “monde miniaturisé”. Toutes les nationalités sont présentes et se mélangent dans une joyeuse harmonie. Pendant dix ans, il écume les mers en tant que Relation Publique à bord du plus grand voilier du monde le Club Med 1 aux Caraïbes puis du Club Med 2 en Asie. Le parrain de sa toute première croisière transatlantique du Havre à New York est le célèbre chanteur Carlos avec lequel il garde des liens d’amitié très forts. Le beau monde du showbiz et des grandes figures de la finance et de la politique défilent et ont le plaisir d’être accueillis par Charles Benguigui en personne. De New York à Fort de France en passant par les ports d’Osaka, de Yokohama ou encore de l’île de Guam, où Charles survit à l’exceptionnel tremblement de terre d’indice 8.1 sur l’échelle de Richter. Imaginez un peu l’émotion quand tout l’équipage du Club Med 1 chante à l’unisson la chanson New York, New York en passant sous le pont de Brooklyn, et voit apparaître sous leurs yeux ébahis, comme dans un rêve, la majestueuse et emblématique Statue de la Liberté. Charles me révèle qu’à travers ce voyage autour du monde, il a vu dans plus de 50 pays « la merveilleuse Création du tout puissant »

LA MATURITÉ

C’est au cours de son voyage à la frontière de la Somalie à Djibouti avec le bateau de croisière le Club Med 1 toujours, qu’il se trouve confronté à la famine et à la misère des familles autochtones. Troublé, touché dans sa chair, il interpelle les membres de la direction pour demander d’organiser sur les quais des repas à la population en souffrance. Son initiative est accordée et plébiscitée. Il prend conscience de la chance d’avoir grandi en France. Il remercie Hachem. A 27 ans, il auditionne pour animer la célèbre émission de télévision « Le Juste Prix » sur TF1. Et Charles met le « feu » sur le plateau de la Seine-Saint-Denis. Tout le monde rit, du public aux techniciens en régie, sauf Patrick Risoli, l’animateur vedette de moment. Bingo, il est pris. Mais seulement, voilà que Charles revient tout juste d’Israël où il a rendu visite à son jeune frère, étudiant au Machon Meir de Jérusalem. Il lui avait promis de se rapprocher de lui en Israël. Il avait alors accepté une place au Club Med de Coral Beach à Eilat. C’est au cours de cette période, de ses nombreux allers-retours à Jérusalem qu’il découvre une Torah qui l’éveille. Il commence tout juste à prendre conscience de la raison d’être « l’hébreu » qui réside en lui. Un soir de Chabbat, il suit son frère à Kiryat Arba à côté de Hébron. Il y rencontre Rony Akrich, maître-conférencier en études Hébraïques. Ce soir-là, il révèle à Charles ou plutôt à Chmouel de son prénom hébraïque, une prémonition : « J’ai peur pour toi », fais attention, tu vas réussir dans le Showbiz en France, mais pas ta vie de Juif !!! …
« Tu appartiendras aux autres, à ton public ». Cette rencontre marque Charles au plus profond de lui-même. Il en parle encore avec beaucoup de solennité et d’émotion. Il est si bousculé qu’il ne parvient pas à défaire ses valises à son retour en France. Ce sera donc un Non pour TF1 et les autres offres des grandes radios nationales françaises. C’est décidé, il part vivre en Israël en 1995, et emmène avec lui ses parents pour rejoindre son frère.

L’ASCENSION DE FUTÉ MAGAZINE
ET LA TÉCHOUVA EN CADEAU

Parce qu’il ne voulait pas « coûter à Israël », il refuse les avantages octroyés aux olim hadashim (nouveaux immigrants) en prenant le statut de Toshav Rahi (résident temporaire) et s’installe à Netanya. Ici encore, Charles reste fidèle à lui-même. Avancer dans la vie sans jamais éprouver la boucha (la honte). Il confie justement, que tout au long de sa vie, il a été animé par la volonté de ne jamais décevoir ses parents qui lui ont tant donné. Il s’attèle dès lors aux études de gemmologie à la Bourse du Diamant de Ramat Gan et devient rapidement le Directeur du centre Diamimon. Où que Charles aille, il a le vent en poupe. Quand il réalise que le journalisme lui manque, il crée le premier magazine gratuit de programmes TV française, TV FUTÉE.
Mais l’édition d’un programme de télévision pose un problème d’ordre religieux. Le Rav Mordehaï Eliahou de mémoire bénie de Jérusalem (ancien Grand Rabbin d’Israël) lui conseille à sa demande et le bouscule en lui faisant remarquer « qu’il ne peut pas continuer à cautionner « les avérot » de tout à chacun, en les incitant à regarder la télévision » et d’ajouter qu’il devrait « éditer un magazine avec plus de contenu riche et varié en articles accompagnés de dvar Torah ». Dès lors, Charles aborde son magazine sous l’angle de la halakha et n’admet que des visuels tsanouot (pudiques). Futé Magazine devient national avec des publicités émanant du ministère de la Santé et du Tourisme israélien par exemple.
En 2010, il réalise son rêve de toujours en montant RADIO FUTÉE et réalise qu’il a précisément tout ce qu’il recherchait en auditionnant dix ans plus tôt pour TF1. En effet, sur RADIO FUTÉE, il reçoit des artistes tels que : Patrick Bruel, Jeane Manson, Shirel, Gilbert Montagné, Amir, Daniel Lévy, Enrico Macias, des comiques : Patrick Timsit, Michel Boujenah, et aussi des ministres, députés ou encore des représentants d’associations. Toujours dans un élan fédérateur de vouloir donner, transmettre, aider, Charles se réalise pleinement. En 2012, il ajoute une troisième corde à son arc en créant avec Bin Agency VOYAGES FUTÉS.
Il organise et anime des groupes de voyage à thème pour francophones à travers toute la méditerranée en hôtels et sur les croisières Cacher, et bientôt aussi Dubaï en Cacher.
Et pour mettre l’ambiance et rendre les autres heureux par son omniprésence, Charles est très doué. Avec la crise de la Covid-19 qui sévit depuis mars dernier, il remarque que les mots du chanteur François Valéry sont étonnement d’à-propos : « aimons-nous vivants, n’attendons pas que la mort nous donne du talent. »
Charles s’engage encore auprès de Sarah Ben, Directrice des Publications de Trouver en Israël, pour l’association de L’Union des Indépendants Francophones en Israël. Partout où il est nécessaire de donner la parole, ou prendre la parole pour porter celle des autres auprès des autorités à la Knesset, Charles répond présent. Depuis le Yishouv Kedumim en Judée-Samarie, où il vit depuis quatre ans déjà et œuvre pour la protection des frontières de son pays et du grand Israël.
Charles oscille entre ses deux passions, le sionisme et le journalisme et vous donne rendez-vous dans quelques années pour la millième de Futé Magazine et tout porte à croire qu’il saura encore nous surprendre.
Charles Chmouel BENGUIGUI clôture notre riche entrevue avec le verset tiré de Kedochim (18, 19), une mitsva qu’il s’évertue humblement d’accomplir un peu mieux chaque jour :

« Tu aimeras ton prochain
comme toi-même ».
ךָ ֶמַע יֵנְב תֶא רֹּטִת אלְֹו םֹּקִת אל
‘ה יִנ ֲא ךָֹּומָּכ ךֲָעֵרְל ָּתְבַהאָ ְו

INTERVIEW CACHÉE : Maintenant, Charles n’a presque plus de secrets pour vous, n’est-ce pas ? Son Alyah Story est précisément le modèle qu’il s’évertue à vous dévoiler au cours de ces quinze dernières années : une alyah accessible à toutes et à tous, sans distinction aucune, emplie des richesses et miracles inestimables que notre Terre Promise nous réserve. Charles se souvient, (oui parce que Charles BH a une fabuleuse mémoire et stocke toutes vos anecdotes, messages privés ou publics), d’une très belle phrase que l’un de ses lecteurs lui avait écrit depuis la France : “merci de nous faire parvenir les bonnes couleurs et les bonnes senteurs d’Eretz Israël.”
Charles a su conserver son âme d’enfant, et c’est avec une excitation enfantine qu’il nous avoue éprouver pour ce trois-centième numéro de Futé Magazine la même émotion qu’il avait alors éprouvé pour la première diffusion : une joie exaltante, un besoin de partager sans langue de bois et sans censure, de montrer le vrai Israël, celui des épreuves et des miracles, celui de la solidarité, de l’amour du peuple pour sa terre et les siens, l’amour tout simplement qui est palpable à chaque coin de rue pour celui qui ouvre l’œil. Et Charles fait partie de ceux qui savent voir à travers les lignes et nous offrir une vision authentique et juste, sans jamais mentir ou sublimer la réalité.
Ce que l’on aime chez lui, c’est qu’il lui en faut peu pour le faire parler, seulement appuyer sur le bouton starter, et il le confirme lui-même en me confiant être né avec une aiguille de phonographe. Quand il regarde dans le rétroviseur de son passé, il reconnaît son immense fierté d’être parvenu à éditer un magazine sans censure dont la vocation est de faire évoluer les mentalités, faire bouger les choses pour un avenir qui ait davantage de sens pour tout un chacun. Il se souvient encore d’un message bouleversant reçu un matin. La lettre commençait par ces mots : “vous avez sauvé mon mari”. En effet, Charles avait publié l’information d’une innovation médicale sur une technique d’opération du cœur, uniquement réalisée en Israël. Grâce à cette publication, et tandis que le monsieur était condamné en France, il était venu en Eretz pour se faire opérer. Sain et sauf, il fera peu de temps après son alyah avec son épouse. Voici l’une des histoires dont Charles se remémore et s’en émeut. En tant que Directeur des Publications responsable et professionnel, Charles connaît la valeur et la portée des mots et des images. La liberté d’expression est un bien précieux qu’il faut préserver contre la barbarie. Mais il est primordial d’en connaître les limites. On ne peut pas dire, écrire tout et n’importe quoi, dès lors qu’on a la chance de porter un message par la voie royale de la presse. Il s’agit d’être à la hauteur de sa tâche. Et le plus important, lui semble-t-il, est quelle que soit notre opinion personnelle, il est une règle majeure à laquelle il ne faudrait jamais déroger : respecter la liberté de culte de chacun dans ce monde, sinon il n’y a qu’un pas pour tomber dans ce qu’il appelle la “délinquance journalistique”. Et sans doute serait-elle la véritable bombe atomique que nous redoutons tous.
Que Futé Magazine puisse encore des décennies vous informer, vous faire rêver, rire aussi, nous l’espérons, voyager au-delà des frontières physiques et invisibles, et ce, toujours dans le respect de la déontologie qui constitue la richesse brute de notre profession de journalistes. Le reste n’est que littérature.
Merci à toi Charles Benguigui pour cette aventure que nous espérons encore longue et heureuse.

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements