Albert Bourla Au cœur du géant Pfizer

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Rien ne prédestinait Albert Bourla à son poste actuel. PDG de Pfizer depuis 2019, il s’apprête à propulser cette entreprise mondiale à des sommets extraordinaires avec l’annonce d’un vaccin contre le coronavirus. Diplômé de l’université vétérinaire de Thessalonique et titulaire d’un doctorat en biotechnologie de la reproduction, ce jeune prodige rejoint les rangs de la multinationale américaine en 1993. Vite remarqué, il grimpe les marches doucement et obtient le poste de PDG en 2019.

Une carrière riche et ambitieuse

Bourla a été président du groupe Vaccins, Oncologie et Soins de santé grand public de Pfizer, où il a dirigé les travaux de Pfizer sur le cancer et les médicaments pour le cœur. Il a donc acquis une connaissance pratique du développement de produits innovants et notamment de vaccins. Il ne fait aucun doute que cette expérience a été utile dans le développement du vaccin contre le coronavirus. Bourla est le symbole de cette génération de leaders capables et brillants. Il est au cœur de la lutte contre le virus et ses décisions sont à bien des égards, aussi importantes que celles d’un chef d’Etat.
La guerre des vaccins

Pfizer est un atout stratégique pour le gouvernement américain, qui a besoin d’un vaccin pour montrer au monde que les Etats-Unis ne sont pas à la traîne dans la recherche scientifique et médicale. Si Pfizer se vante d’un vaccin efficace à 90% les autorités russes avancent une efficacité à 92% pour le vaccin russe Spoutnik V. La Chine commence tout juste un ensemble de tests pouvant mener à la création d’un nouveau vaccin. Il revient à Bourla de communiquer abondamment sur le vaccin de Pfizer pour démontrer son efficacité au monde entier et mettre en avant sa légitimité aux yeux de la communauté scientifique. Toutefois, Albert Bourla est PDG de Pfizer et non pas diplomate pour le gouvernement américain. Il a d’ailleurs refusé les subventions américaines pour aider l’entreprise à développer le vaccin. En revanche, il a accepté l’accord d’ouverture de marché, lui garantissant une forte demande du gouvernement américain une fois le vaccin prêt. Cette subtile position d’équilibriste donne au groupe une image précieuse : Pfizer n’est pas un agent à la solde du gouvernement américain mais reçoit un soutien lui offrant un certain filet de sécurité.
Albert Bourla n’est pas qu’un simple PDG parmi la myriade de dirigeants d’entreprise du XXIe siècle. Il a su répondre au plus grand défi sanitaire que ce siècle a connu avec rapidité, sagesse et neutralité. Il est la preuve que l’occident peut produire de la connaissance sans rougir devant ses concurrents asiatiques.

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