Un recul de l’Iran ?

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Nous avons vu depuis plusieurs mois que l’Iran se positionne en Syrie afin de menacer Israël, et de développer son influence dans la région. Téhéran cherchait à consolider le concept de croissant chiite qui visait à posséder des forces militaires du Liban et de la Syrie jusqu’au Yémen.

Un retrait de la Syrie ?

C’est bien au niveau de la frontière israélo-syrienne que les gardiens de la révolution iranienne menacent leur ennemi de toujours. Pourtant, on assiste à un retrait logistique et militaire des iraniens dans la région. Les milices iraniennes s’éloignent petit à petit vers l’est et notamment vers l’Irak. L’Iran limite de plus en plus le déploiement de ses installations offensives en Syrie.

Comment expliquer ce reflux ?

Depuis que l’Iran cherche à se développer en Syrie, l’État hébreu, soutenu par son allié américain, s’attaque aux infrastructures iraniennes. Les israéliens empêchent les iraniens de développer une zone stable. Il faut comprendre que pour Téhéran, l’expansion en Syrie relève d’une force expéditionnaire. En revanche, Israël conçoit la présence iranienne en Syrie comme une menace vitale. Les implications financières de cette divergence sont énormes. Tant que Tel-Aviv juge la présence iranienne en Syrie comme grandissante, les opérations de bombardements israéliennes ne s’arrêteront pas. Du côté de l’Iran, ces opérations sont une forme de luxe : elles ne sont pas vitales pour le régime iranien, mais relèvent plus du domaine de l’influence régionale.
En outre, il faut comprendre que l’économie iranienne ne génère pas assez de rentrées fiscales pour que l’État chiite se permette ce genre d’opérations sur le long terme. Cette même réflexion, dans des proportions différentes, est pertinente en ce qui concerne la Russie. Moscou cherche l’apaisement dans la région car il lui serait impossible de s’impliquer dans un conflit de haute intensité entre l’Iran et Israël, à près de 2000 kilomètres de ses côtes orientales. En d’autres termes, si la situation commence à se régler, l’intermédiaire russe n’y est pas pour rien.

Un retrait définitif de l’Iran ?

Lors de l’intervention russe en Syrie, les iraniens ont pu obtenir un couloir territorial les reliant directement au Liban. Il faut comprendre que la Russie est intervenue dans le conflit pour soutenir Bachar Al Assad, lui-même solidement allié à Téhéran. L’Iran a donc bien profité de l’intervention de Moscou en 2015. Sur l’aspect géographique, ce couloir territorial est très intéressant pour l’Iran car les transferts d’armes sont facilités avec le Hezbollah libanais. Sur l’aspect géopolitique, l’Iran ne se retirera pas définitivement de cette région, et maintiendra toujours une présence.

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