SOUCCOT

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Product Description

Nous avons dans le calendrier de la vie juive des moments forts durant lesquels le temps semble se condenser, prendre plus d’importance, une nouvelle dimension. Lorsque nous jetons un coup d’œil au calendrier, nous y voyons les fêtes qui, comme autant de marqueurs, nous invitent à rompre avec la routine du quotidien et à prendre part à des moments différents, des moments sacrés. De toutes nos fêtes, Souccot est celle qui présente le plus de «rendez-vous» par l’intermédiaire des mitzvot qui lui sont rattachées.
La fête de Souccot est placée dans le calendrier, à la fin des journées intenses du mois de Tichri, elle est la 3e des «Chaloch régalim», fête de pélerinage, qui, avec Pessa’h et Chavouot, compose la triade agricole qui nous rend les fruits du travail de la terre donnés en offrande à Yérouchalaïm. Selon les propres termes de la Torah: «Trois fois l’an tu célébreras des fêtes en mon honneur. La fête des matsot: pendant sept jours au temps fixé du mois d’Aviv, tu mangeras des matsot, comme je t’ai commandé, car en ce mois tu es sorti d’Égypte; et on ne paraîtra pas à vide devant ma face; -et la fête de la moisson des premiers fruits de tes travaux, de ce que tu auras semé dans le champ; -et la fête de la récolte, à la fin de l’année, quand tu recueilleras du champ les fruits de tes travaux.» (Exode 23 :14-16)
D’après ce que nous pouvons lire dans la Torah, Souccot est l’époque de la récolte, fête qui, en relation avec Pessa’h et Chavouot, se situe «betzet hashana», à la fin de l’année. En effet, notre calendrier comporte pas moins de quatre début d’année : le nouvel an des rois, le nouvel an des arbres, le nouvel an pour le décompte des années, chabbatiques et jubilés, le nouvel an pour le sacrifice des animaux (Mishna, Roch Hachana 1: 1). Selon cette explication, Souccot tombe à la fin de l’année qui débute ensuite par le mois de Nissan. Souccot représente la fête de la joie, peut-être parce que nous savons que les jours du jugement divin sont révolus, et que nous sommes dès lors confiants que la miséricorde divine influera sur le verdict.
Mais ce n’est pas seulement l’allégresse qui fait que notre fête contraste avec les premiers jours du mois de Tichri. Dans la mesure où la construction de la Soucca est le symbole même de notre humanité, elle s’inscrit en contrepoint des heures quasi angéliques que nous avons vécues lors de Yom Kippour, sans manger ni boire, sans nous préoccuper des tâches quotidiennes.
Souccot incarne les contrastes entre la tension des jours passés, côtoyant une allégresse sans pareille, les aspirations spirituelles qui se complètent par le biais de la réalisation matérielle et concrète d’un toit sous lequel on peut commencer à vivre la nouvelle année.
Jacqueline B.

Construisons la Soucca

LE LIEU
Pour construire une Soucca, il faut d’abord choisir un terrain adéquat. Le site doit être à découvert, c’est-à-dire qu’il ne peut être protégé par un toit ou un arbre. La surface au sol doit mesurer au minimum un peu plus de 50 x 50 cm, soit l’espace nécessaire pour une table d’une personne. Si vous n’avez pas de cour ou de jardin à disposition, une terrasse ou un balcon feront parfaitement l’affaire (faites attention que votre balcon ne soit pas couvert par celui de votre voisin).

LES “MURS”
Pour qu’une Souccah soit aux normes, elle doit comporter un minimum de deux “murs” complets plus une petite partie d’un troisième “mur”. Ils peuvent être constitués de n’importe quelle matière, à condition toutefois qu’ils puissent supporter un vent de force moyenne. Leur hauteur doit être de 96 cm minimum, mais ne pas excéder les 9,6 m.
Il n’est pas obligatoire de construire des murs spécialement pour la Soucca; elle peut être adossée à un bâtiment ou à une clôture. Et si vous avez un emplacement déjà clos par deux ou trois “murs”, votre tâche n’en sera que facilitée !

LE TOIT
Le terme talmudique qui désigne le toit est Sekhakh, de la même racine hébraïque que le mot Soucca. Il doit être fabriqué à partir d’un matériau qui pousse de la terre (branches ou feuillage). Le métal ou la nourriture sont proscrits.
Par ailleurs, ces végétaux doivent être détachés de la terre, ce qui exclut un arbre que l’on ferait pencher sur la cabane.
Le toit ne peut être fixé qu’une fois les murs mis en place. Il doit être suffisamment fourni pour qu’il y ait plus d’ombre que de soleil qui pénètre dans la Souccah pendant la journée. Mais il doit toutefois laisser entrevoir les étoiles lorsqu’il fait nuit.
Puisque la Soucca nous tiendra lieu de maison pendant sept jours, il est de coutume de la décorer. Pour cela, nous pouvons mettre à contribution les enfants qui couvriront avec joie les murs de la Souccah de dessins sur Jérusalem, les fêtes juives, ou y suspendront des fruits et des fleurs.

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