Souccot : le bouquet des 4 espèces

Placeholder
Category: .

Product Description

Souccot : le bouquet des 4 espèces

 

Pour accomplir la Mitsva on prend un étrog, un loulav, trois hadassim (myrte) et deux aravot (saule). L’étrog est saisi seul dans une main et le loulav, les hadassim et les aravot sont liés ensemble et tenus dans l’autre main. On place le loulav avec son épine dorsale nous faisant face, hadassim et aravot étant attachés de part et d’autre. Il existe différentes coutumes quant à leur emplacement, et à la façon de les lier, ou de les réunir, vérifiez selon votre minhag. Le bouquet du loulav doit normalement être réalisé avant le début de la fête. Si on a omis de le faire, ou si les nœuds se sont défaits, on peut le faire le jour de la fête dès lors que le nœud n’est pas fait de manière à être permanent, car il est interdit de faire un nœud permanent un jour de fête.

Comment tenir le bouquet ?

Puisque deux espèces sont liées au loulav, cela lui confère une importance qui lui vaut d’être pris dans la main droite pour réciter la bénédiction. L’étrog est ensuite pris dans la main gauche. Il doit être tenu dans le sens de sa pousse, le oketz  (le “bas” du fruit, soit l’endroit où il était rattaché à la branche) vers le bas. On rassemble alors ses deux mains et on secoue le bouquet du loulav et l’étrog dans les quatre directions (vérifiez également selon votre minhag) “vers les quatre côtés du ciel», ainsi que vers le haut et vers le bas, dans cet ordre. On doit se tenir debout en récitant les bénédictions et en accomplissant la mitsva du loulav. Certains ont la coutume de tenir l’étrog à l’envers en récitant les bénédictions, puis de le remettre à l’endroit avant d’accomplir la mistva. La mitsva de saisir les quatre espèces ne s’applique que le jour et non la nuit. Nos Sages ont décrété que la mitsva des quatre espèces n’est pas accomplie le Chabbat –  même si le premier jour de la fête tombe un Chabbat. La raison en est qu’ils craignaient qu’en prenant les quatre espèces, une personne en vienne à profaner le Chabbat en violant l’interdiction de porter un objet dans le domaine public. De la même manière qu’on ne peut pas accomplir la mitsva avec des espèces qui auraient été volées, on ne peut s’acquitter de son obligation avec des espèces empruntées. On peut en revanche s’acquitter de la mitsva avec des espèces reçues en cadeau (et non en prêt) ce qui signifie que les espèces utilisées le premier jour doivent appartenir à la personne qui s’en saisit.  Pour les Kabbalistes, les Quatre Espèces représentent quatre types de Juifs.

1. Le Etrog a un bon goût et une bonne odeur. Il représente les personnes qui possèdent la sagesse (la Torah) et accomplissent de bonnes actions.

2. Le Hadas a une bonne odeur mais n’est pas comestible. Cela représente les personnes qui accomplissent de bonnes actions mais n’acquièrent pas la connaissance.

3. Le Loulav est comestible mais n’a pas d’odeur. Il renvoie aux personnes qui possèdent la sagesse mais ne font pas de bonnes actions.

4. La Aravah n’a ni goût ni odeur. Ce sont les personnes qui n’étudient pas la Torah et ne font pas de bonnes actions.

 

A Souccoth, nous réunissons ces quatre Espèces, les attachons et les agitons ensemble. Le Loulav n’est valable que si les quatre Espèces sont présentes et liées. Le Sefer HaBahir, un ouvrage cabbalistique rédigé il y a près de 2000 ans, apporte un autre regard sur le Loulav. Il rapproche les Quatre Espèces de quatre membres du corps humain.

 

1. Le Etrog représente le cœur, siège de nos émotions.

2. Le Hadas a des feuilles dont la forme rappelle celle des yeux.

3. Le Loulav, c’est la colonne vertébrale, point de départ de nos actions.

4. La Aravah, ce sont les lèvres, la parole.

Les Quatre Espèces doivent être prises dans leur ensemble. Pour atteindre le bonheur, nous devons utiliser toutes nos facultés à l’unisson. Nous ne pouvons pas nous permettre de dire une chose alors que nous en ressentons une autre. Nous devons unifier nos sentiments, nos actions, notre discours, notre aspect extérieur, dans une certaine cohérence. Ce n’est qu’alors que nous pourrons ressentir de l’auto-satisfaction, une tranquilité d’esprit, de la joie

 

Construisons la Soucca

 

LE LIEU : Pour construire une Soucca, il faut d’abord choisir un terrain adéquat. Le site doit être à découvert, c’est-à-dire qu’il ne peut être protégé par un toit ou un arbre. La surface au sol doit mesurer au minimum un peu plus de 50 x 50 cm, soit l’espace nécessaire pour une table d’une personne. Si vous n’avez pas de cour ou de jardin à disposition, une terrasse ou un balcon feront parfaitement l’affaire (faites attention que votre balcon ne soit pas couvert par celui de votre voisin).

LES “MURS” : Pour qu’une Soucca soit aux normes, elle doit comporter un minimum de deux “murs” complets plus une petite partie d’un troisième “mur”. Ils peuvent être constitués de n’importe quelle matière, à condition toutefois qu’ils puissent supporter un vent de force moyenne. Leur hauteur doit être de 96 cm minimum, mais ne pas excéder les 9,6 m.

Il n’est pas obligatoire de construire des murs spécialement pour la Soucca ; elle peut être adossée à un bâtiment ou à une clôture. Et si vous avez un emplacement déjà clos par deux ou trois “murs”, votre tâche n’en sera que facilitée !

LE TOIT : Le terme talmudique qui désigne le toit est Sekhakh, de la même racine hébraïque que le mot Soucca. Il doit être fabriqué à partir d’un matériau qui pousse de la terre (branches ou feuillage). Le métal ou la nourriture sont proscrits.

Par ailleurs, ces végétaux doivent être détachés de la terre, ce qui exclut un arbre que l’on ferait pencher sur la cabane. Le toit ne peut être fixé qu’une fois les murs mis en place. Il doit être suffisamment fourni pour qu’il y ait plus d’ombre que de soleil qui pénètre dans la Soucca pendant la journée. Mais il doit toutefois laisser entrevoir les étoiles lorsqu’il fait nuit. Puisque la Soucca nous tiendra lieu de maison pendant sept jours, il est de coutume de la décorer. Pour cela, nous pouvons mettre à contribution les enfants qui couvriront avec joie les murs de la Soucca de dessins sur Jérusalem, les fêtes juives, ou y suspendront des fruits et des fleurs.

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements