Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810) “Il est interdit d’être triste !”

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C’est pourquoi ses paroles demeurent aujourd’hui plus vivantes et plus subversives que jamais.
Les “breslev”, suivent les enseignements de leur maître parmi lesquels la danse et la joie…
Arrière-petit-fils du Baal Chem Tov Rabbi Nahman de Breslev est né en 1772 à Médzibouz en Ukraine. Sa mère, Feige, est la petite-fille du Baal Chem Tov. Son père, Rabbi Sim’ha, est le fils de Rabbi Na’hman Horodenker, l’un des disciples du Baal Chem Tov. Il naît à une période de grand désarroi spirituel. Le premier des décrets d’excommunication et d’anathèmes est lancé contre le hassidisme, par les chefs des communautés de Vilna et Brody une semaine après sa naissance; et huit mois plus tard disparaît le Magguid de Mézericht, successeur de Baal Chem Tov, lui-même décédé en 1760. A cette époque, vivent dans cette partie du monde plus des deux tiers de l’ensemble de tout le peuple juif.
ֻDès l’âge de six ans, il se rend régulièrement la nuit, seul, sur la tombe du Baal Chem Tov pour prier. Il se consacre avec ardeur à l’étude, allant jusqu’à payer son maître pour chaque page supplémentaire de Guémara étudiée avec lui. Il n’y a pas eu son semblable dans la connaissance de la Torah toute entière, écrite et orale, qui était disposée comme un livre ouvert devant lui.

Un tsadik d’exception
A l’âge de la bar-mitsva (et comme c’était l’usage), Rabbi Nahman se marie à Sashia, fille de Rabbi Ephraïm de Oussyatin. Il a huit enfants : six filles et deux garçons. Déjà le jour de son mariage, s’attache à lui son premier disciple, Rabbi Chimon, bien plus âgé, qui sera son confident intime et son fidèle serviteur.
Rabbi Nahman s’installe à Medvédèvka, où il reste neuf ans. Là, on reconnaît aussitôt en lui un tsaddik, et s’attachent à lui ses premiers grands disciples, déjà éminents : son frère Rabbi Yé’hiel Tsvi ; Rabbi Yékoutiel, le Magguid de Térovitsé, éminent disciple du Magguid de Mézericht, et dirigeant de 84 communautés d’Ukraine ou encore Rabbi Aharon, l’autorité rabbinique de la ville de Breslev. Aux côtés de ces noms prestigieux, une foule de gens simples commence à affluer, dont certains deviennent à leur tour d’authentiques tsaddikim.
La chaise de Rabbi Nahman
Rabbi Nathan, le disciple
Cette quête, entreprise par Rabbi Nahman, maintenant âgé de vingt-six ans, passe par la nécessité de se rendre en Eretz Israël. Laissant derrière lui femme et enfants, disciples et renommée, il entreprend son voyage, accompagné de Rabbi Chim’on, en 1798 et surmonte tous les obstacles qui tentent d’entraver l’accomplissement de son idéal. Après avoir été retenu à Istambul, il atteint la Terre Sainte la veille de Roch Hachana. Quelques mois décisifs pour le tsaddik, maintenant en mesure de poser son sceau sur l’ensemble du peuple juif et pour toutes les générations.
Eté 1802 : Rabbi Nahman s’installe à Breslev. Il déclare : «Nos fidèles seront pour toujours appelés du nom de la ville de Breslev !» Rabbi Nahman projette de faire de chacun de ses disciples un véritable tsaddik. Cette année-là a lieu la rencontre avec Rabbi Nathan de Némirov, fondamentale et fondatrice de l’oeuvre à venir : le Maître et son Disciple. Rabbi Nathan, se rend chez Rabbi Nahman dès son installation à Breslev, qui lui déclare alors : «Nous nous connaissions déjà avant ! Cela fait simplement beaucoup de temps que ne nous soyons vus face à face !» Rabbi Nathan, disciple par excellence, qui, abandonnant son propre esprit pour s’attacher corps et âme à celui du tsaddik, consacre sa vie à transcrire, enseigner, imprimer, et diffuser l’enseignement de son Maître.

Ses écrits – Likoutey-Moharan
A l’automne 1805, Rabbi Nahman achève le Séfer-HaGanouz (le Livre Caché) pour l’écriture duquel il se détache de son entité corporelle, et qu’aucun oeil n’a jamais vu ! Fin 1805, il termine de dicter à Rabbi Nathan, à partir de ses notes, le Séfer-Hamidoth ou Livre du Aleph-Beth qu’il avait commencé à 6 ans ! En 1806, il dicte à Rabbi Nathan la copie de son manuscrit du Sefer HaNisraf (Le Livre Brûlé). L’été suivant, Rabbi Nahman débute le premier de ses treize contes. La veille de Chavouoth 1807, il perd sa première femme, morte de la tuberculose. Peu après, il contracte lui aussi la maladie. Après Souccoth 1807, Rabbi Nahman voyage à Lemberg où il reste huit mois. C’est ici, avant Pessah 1808, qu’il ordonne d’aller brûler le Séfer-HaNisraf, grâce à quoi il aura pu vivre encore presque trois ans. Cette année-là, est éditée la première partie du Likoutey-Moharan, le recueil majeur de ses enseignements. Avant Pourim 1810, Rabbi Nahman dévoile en totalité le sujet du Tikoun-Haklaliß: la Réparation Générale pour tout, par la récitation des dix téhilim fondés sur les «dix sortes de mélodies». Et peu après, il termine de raconter le dernier des treize contes constituant son livre Sippouré-Ma’assioth.

Une fin de vie à Ouman
A 38 ans, Rabbi Nahman quitte Breslev (à la suite de l’incendie de sa maison) après Pessah 1810, pour s’installer à Ouman. Souffrant depuis trois ans de tuberculose, c’est là que Rabbi Nahman choisit de vivre ses dernières heures et de préparer son départ de ce monde, en ce lieu sacré car témoin d’un grand sacrifice du peuple juif : trente mille juifs immolés par les cosaques lors d’un pogrom en 1768 à Ouman (à la suite d’une série d’autres dans toute l’Ukraine), pour avoir, tous, refusé de s’incliner devant l’idole, et qui sanctifièrent ainsi le Nom de Dieu.
Rabbi Nahman de Breslev est mort à 38 ans, en 1810. Avant son départ, il avait prédit : “Ma Flamme flambera à jamais. Elle ne s’éteindra pas ! Ma Flamme flambera jusqu’à l’arrivée du Machia’h !”

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