Pessah selon les derniers éléments archéologiques

Placeholder

Product Description

La question de l’exactitude historique du récit de l’Exode préoccupe les chercheurs depuis le début de la recherche historique moderne. La plupart ont recherché des preuves historiques et archéologiques remontant à la fin de l’âge de bronze, au 13e siècle avant l’ère vulgaire, car le récit biblique mentionne la ville de Ramsès, et un document égyptien de cette époque fait référence à un groupe appelé «Israël» à Canaan.
Néanmoins, à cette période, le pays de Canaan était sous la domination d’une puissante administration égyptienne, et l’on n’a pas trouvé de preuve archéologique du récit lui-même. De plus, de nombreux détails du récit conviennent mieux à une période ultérieure de l’histoire de l’Egypte, vers les 7e-6e siècles avant l’ère moderne, soit la période où le récit biblique, nous le savons aujourd’hui, a été rédigé.
Il semble que le récit de l’Exode fut l’un des textes fondateurs du royaume du nord (Royaume d’Israël), et qu’il soit arrivé en Judée après la destruction de celui-ci. Il est possible qu’à cette époque, qui marque les derniers jours du royaume de Judah, ce récit, qui décrivait un affrontement avec la puissante Egypte dans un lointain passé, duquel les enfants d’Israël étaient sortis victorieux, exprimait un espoir. Plus tard, il a transmis le même message d’espoir aux exilés de Babylone, leur montrant qu’il était possible de surmonter l’exil, de traverser un désert et de retourner vers la terre ancestrale. Par-dessus tout, le récit de l’Exode a toujours été une métaphore éternelle de la libération de l’esclavage vers la liberté, dans la tradition juive et les autres».
Pour le Prof. Margolin, le récit de l’Exode garde une signification profonde dans notre vie d’aujourd’hui: «l’Exode est le mythe fondateur du judaïsme après la destruction du Second Temple. Il reflète la croyance dans une rédemption personnelle et nationale et un avenir optimiste pour tous et chacun sur la base d’un engagement à maintenir les lois de la Torah et leur esprit.»
Pour le Professeur Israel Finkelstein du département d’archéologie de l’Université de Tel-Aviv, «le levain («hamets») provient de la levure qui fermente et aigrit la pâte, et a été utilisé comme métaphore pour les mauvais penchants de l’homme depuis la période du Talmud. Détruire le levain est devenu une expression symbolique du détachement du mal à l’intérieur de l’individu. Manger de la matza pendant la Pâque exprime le désir d’un nouveau départ qui caractérise le printemps. L’esclavage est aussi celui de nos habitudes, de nos défauts, nos mauvais souvenirs, nos pulsions et nos passions excessives. L’aspiration à la rédemption est collective, mais ne peut être réalisée sans la libération des individus de leur esclavage personnel «.
Et de conclure: «que cette histoire ait vraiment eu lieu dans un passé lointain, ou qu’elle soit une parabole ou un mythe, puissions-nous tous être libérés de nos esclavages personnels, sociaux, physiques et psychologiques pour nous rendre vers le printemps de la liberté et des nouveaux commencements

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements