Palmes, cédrats, myrtes et saules

Placeholder
Category: .

Product Description

Palmes, cédrats, myrtes et saules

 

Les livres à découvrir dans la Souccah : Pour les enfants, “Sukkot a Family Seder” est un petit livre de prières, rédigé comme un album, entièrement dédié à la fête des Tabernacles. Illustré par Katherine J. Kahn et écrit par Judith Z. Abrams, y sont retranscrites les bénédictions spécifiques et les mitsvot consacrées à la fête. Le livre répond aux premières questions posées par tous : “pourquoi construisons-nous une Souccah?”, “pourquoi la décorons-nous ?”, “pourquoi devons-nous agiter le Loulav ?”, “pourquoi recevons-nous, tous les jours, un invité dans la Soucca ?”

Pour les questions plus complexes sur la fête des tabernacles, un chercheur de l’université de Copenhague a publié, en 1998, le résultat de son étude: “The Story of Sukkot”2. Cette étude académique sur la place de Souccoth dans les différents Livres – de la Genèse aux Hagiographes  est argumentée ; elle se divise en trois parties : La première étudie les aspects historiques de la fête et sa place dans la culture de l’ancien Orient.

La seconde, commente les différents versets de la Torah qui mentionnent la “fête des Tabernacles”, les confrontant à ceux des Psaumes, de Zacharie, d’Ézéchiel, de Néhémie, d’Ezra. Ce commentaire sur Souccot met en évidence le lien entre la fête agricole, le retour d’exil et la dédicace du Temple.

La dernière partie fait référence à la fête de Souccot dans la période du second Temple et dans la période talmudique.

Le Livre d’Ezra (Ez. 3 : 4-7) et le Livre de Néhémie (Ne. 8. 13-18) témoignent de l’unité du peuple assemblé pour la première fois à Jérusalem, dans la joie, pour la célébration de la fête au moment du retour d’exil. Souccot achève le temps des souffrances, le cycle de l’exil de Babylone. Dans la tradition du cycle de prières et rituels agricoles de l’ancien Orient, la fête célèbre la fin des récoltes (Lev. 23 : 34-43 ; Deut. 16 : 13-16). Elle est le signe d’une clôture, le signe d’un achèvement (Ex. 23 :16 ). Les versets des Livres, les passouk qui évoquent la fête, insistent sur la présence du Peuple assemblé autour d’une fragile Soucca dont la construction parfaitement établie reste néanmoins éphémère (Num. 29 :12).

Ce commentaire rabbinique résume l’importance de la “fête des Tabernacles” : il dit “qu’une seule espèce, même la plus parfaite, démultipliée et splendide, ne remplit pas le commandement : 4 etrog assemblés n’accomplissent pas la mitsva de Souccot. Tandis, que le saule si humble, le myrte si parfumé, la palme sans parfum mais fruitée et le cédrat, se conforment aux lois de Souccot s’ils sont assemblés à cet instant des récoltes. Les différentes qualités, les nombreuses imperfections de tous assemblés et réunis dans la prière, accomplissent le commandement”. Souccot est le symbole de l’interdit d’exclusion.

 

1 Judith Z. Abrams Sukkot, A Family Seder, U.S.A., Kar Ben, 1993, (des extraits peuvent être consultés sur le web).

2 Hakan Ulfgard, The Story of Sukkot : The setting, shaping and sequel of the biblical feast of Tabernacles, Tubingen, 1998.

 

par Shoshana Saskia Cohen Tanugi 

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements