Opération Tsouk Eytan Gaza 2014

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Opération Tsouk Eytan Gaza 2014
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Les dunes traîtresses de Gaza

L’armée israélienne a créé de facto une zone tampon frontalière, mais ris-

que d’être attirée plus en profondeur.
S’il y avait encore un doute dans l’esprit de quicon- que, une véritable guerre a éclaté à Gaza ; pendant les 60 premières heures les forces terrestres israéliennes ont pénétré dans Gaza, des combats ont fait rage dans les zones côtières et les secteurs frontaliers du sud d’Israël. Et comme c’est naturel dans les combats, des soldats sont tombés.
Le Hamas et le Djihad islamique, ainsi que de petits groupes rebelles inspirés par Al-Qaïda, ont perdu de nombreux combattants depuis l’assaut terrestre. Egalement de nombreux terroristes arrêtés par Israël. Leurs interrogatoires pourraient fournir des rensei- gnement importants pour Israël pour une meilleure lecture de la bataille tactique des militants sur le ter- rain et peut-être même, en fonction de leurs rangs et leurs capacités, des objectifs stratégiques du Hamas. Les forces israéliennes ont envahi une bande de 1 à 3 kilomètres de l’enclave qui elle-même fait 50 km de long sur 10 km de large. Cette zone peut déjà être con- sidérée comme une “ceinture de sécurité” ou “zone tampon”. Comme elle en a reçu l’instruction par le cabinet de sécurité, l’armée israélienne travaille dans cette ceinture avec prudence et retenue pour décou- vrir les tunnels menant à Israël.
Pour l’instant, des dizaines de tunnels ont été décou- vertes, dont certains d’entre eux menant à Israël.
Le problème, c’est qu’il y en a d’autres, peut-être une dizaine voire même davantage, dont ni l’armée israé- lienne ni les renseignements ne savent où ils commen- cent et jusqu’où ils mènent. La majorité des tunnels découverts à ce jour sont à usage “local”, c’est-à-dire utilisés par le Hamas pour la connection avec son pos- te de commandement et stocker ses armes. L’armée israélienne appelle cette bataille une “voie médiane”, la quatrième dimension de son opération à Gaza, en plus de sa guerre aérienne, terrestre et navale.
Le danger de ces tunnels était déjà évident avant l’opé- ration terrestre de Tsahal, lorsque des combattants du Hamas et du Djihad (travaillant ensemble) ont réussi à s’infiltrer en territoire israélien.
La première tentative des militants a été déjouée, mais ils ont réussi à tendre une embuscade à une jeep de l’armée et à tuer un officier israélien et son chauffeur. Le fait que, lors des incidents un certain nombre de terroristes aient réussi à battre en retraite et fuir à Gaza 
via les tunnels devrait être considéré comme une cause d’inquiétude. Les opérations de cette sorte doivent se termi- ner totalement différemment du point de vue de Tsahal – les infiltrés du Hamas doivent être tués par l’armée, et non pas avoir l’opportunité de rebrousser chemin en territoire ennemi.

En plus des tunnels, les mem- bres du Hamas et du Djihad isl- mique à Gaza continuent de ti- rer leurs roquettes à un rythme plutôt constant. La présence des forces terrestres israélien- nes à l’intérieur du territoire n’a pas entravé le tir de missiles à la même cadence quotidienne précédant l’incursion.

Les tunnels et les capacités de lancement de roquettes sont frustrants pour le public israé- lien qui espérait une victoire rapide dans la bande de Gaza. La désillusion doit être mise sur le compte de ceux qui au cours des dernières années ont diabolisé le Hamas et l’ont pré- senté comme une simple orga- nisation terroriste. Il est vrai que le Hamas est une organisation immorale qui utilise la tactique méprisante de tirs de roquettes sur les villes israéliennes, utili- sant ses propres civils comme boucliers humains et transpor- tant ses armes dans les ambu- lances. Chacune de ces actions est une violation flagrante des lois internationales de la guer- re. Mais ces dernières années, le Hamas a également subi un changement notable : autrefois un groupe qui ne reposait que sur des méthodes terroristes, comme des attentats à la bom- be, le Hamas s’est également transformé en un véritable et viable corps militaire avec des unités entraînées, et des com- battants bien équipés avec un commandement efficace.

Nous sommes témoins d’une guerre asymétrique. Les com-

battants du Hamas, pour la plu- part, tentent d’éviter tout enga- gement direct. Ils savent qu’ils n’ont aucune chance contre la puissance de feu supérieure et l’avantage technologique de l’armée israélienne tant aérien- ne que terrestre. Le Hamas pré- fère s’appuyer sur sa guérilla, sur ses attaques surprises et ses opérations coup de poing. Son objectif vise également à attirer les forces de Tsahal dans les zones de population à forte densité, un champ de bataille particulièrement dangereux pour une armée régulière lour- de et lente à manoeuvrer.

Cette opération peut durer des jours, voire probablement des semaines. Le Hamas n’est pas pressé de se rendre et n’a aucu- ne raison immédiate d’accepter un cessez-le-feu, et surtout pas aux conditions d’Israël.

Tout ce qu’il doit faire est tenir autant que possible, continuer à tirer des missiles pour pro- longer la guerre, provoquer et attirer l’armée israélienne à aller le plus loin et le plus profondé- ment possible à l’intérieur de la bande de Gaza, causer des victimes israéliennes – faire sai- gner Israël et l’enliser dans les dunes de sable de Gaza.

Et c’est là qu’est le problème. Si le Hamas ne succombe pas à la pression de l’armée israélienne et refuse d’accepter un cessez-le feu, Israël pourrait se trouver coincé par l’absence de stratégie de sortie de crise. 

 

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