On s’enfonce dans une drôle de guerre !…

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Les attaques au couteau se multiplient, les forces de sécurité de l’AP sont inexistantes et Tsahal doit donc s’impliquer de plus en plus.
Les événements de ces derniers jours montrent une tendance profondément inquiétante : les attaques sur les Israéliens sont quotidiennes, malgré le risque qu’ont de mourir les assaillants, qui sont tous motivés par le même désir : devenir des martyrs.
La recrudescence de ces types d’attaques est d’autant plus préoccupante étant donné que l’écrasante majorité d’entre elles ne sont pas perpétrées par un groupe terroriste ou une organisation pré-établie, mais plutôt sont menées par des terroristes isolés.
À son apogée, au printemps 2002, l’attaque stratégique du terrorisme était le fruit d’horribles attentats-suicides perpétrés tous les deux ou trois jours. Tandis qu’aujourd’hui, nous sommes entrés dans une routine presque surréaliste d’attaques après attaques menées chaque jour, souvent accomplies par de jeunes Palestiniens (principalement, mais pas seulement des hommes), qui n’ont aucun antécédent connu dans le terrorisme, mais qui sont prêts à tuer et mourir “pour Jérusalem” et “Al-Aqsa”.
Ces attaques quotidiennes incessantes sèment une peur et une inquiétude profondes parmi les Israéliens. Il s’agit d’une sorte d’agression qui n’existait pas auparavant.
Le précédent le plus proche concerne une éruption d’attaques au couteau en 1990, sur une échelle beaucoup plus petite, également motivée par la crainte de menaces ostensibles sur la mosquée al-Aqsa.
Une partie des préoccupations des Israéliens découle de l’incertitude : à quoi exactement sommes-nous confrontés ? Et comment est-ce que cela va évoluer ? Cela n’est pas (encore) un soulèvement populaire (intifada).
Dans la twittosphère palestinienne, certains l’appellent l’”Intifada Al-Quds” – le soulèvement de Jérusalem – un peu comme l’Intifada al-Aqsa d’il y a 15 ans. Mais entrons-nous vraiment pour autant dans une troisième Intifada ? Il est encore difficile de le dire avec certitude.
Cependant, quelque chose a clairement changé et la situation n’est pas susceptibles de revenir au calme. Le statu quo qui prévaut depuis 2007, enraciné dans une coordination étroite entre les hiérarchies sécuritaires israéliennes et de l’AP, touche à sa fin.
La fissure, ou peut-être la faille, dans les relations sécuritaires entre Israël et l’Autorité palestinienne n’est pas officielle et peut ne pas être irréversible. Personne du côté palestinien n’a formellement déclaré que la coordination était terminée. Plutôt l’inverse. Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, la maintient ostensiblement.
Ses chefs de la sécurité ont rencontré leurs homologues israéliens cette semaine, en dépit de tous les problèmes et les sensibilités qu’une telle réunion pourrait toucher à un moment comme celui-ci.
Des rumeurs de la tenue d’une telle réunion ont fuité et l’AP a rapidement nié qu’elle avait eu lieu, affirmant qu’elle avait refusé une invitation d’Israël. En fait, selon une source israélienne, les responsables de l’AP – y compris Nidal Abu-Dahan, le chef de la sécurité nationale de l’Autorité palestinienne, le chef des renseignements, Majed Faraj et le chef de la Sécurité préventive, Ziad Habalreeh – ont discuté des moyens capables de calmer la situation avec leurs homologues israéliens. Les responsables de l’AP n’ont pas annoncé la fin de la coordination, ou des plans pour une telle rupture.
En fait, plus tôt cette semaine, les responsables de la sécurité de l’AP ont extrait en toute sécurité des soldats israéliens qui étaient entrés dans le territoire de l’AP par erreur et ont également mené une série de plus de 20 arrestations parmi les membres du Hamas.
Mais les chefs de sécurité de l’AP ont, néanmoins, retransmis un message d’inquiétude aux Israéliens. Ce qu’ils se demandaient était, qu’est-ce qui va arriver ensuite ? S’ils aident à calmer la situation et à contrecarrer la recrudescence des attaques, qu’est-ce que le gouvernement israélien fera pour l’AP ? Faraj, qui est considéré comme étant particulièrement proche d’Abbas, a été l’un des fonctionnaires qui a clairement abordé cette préoccupation, a indiqué la source.
La suggestion israélienne de retirer les forces de certaines zones et de permettre à l’Autorité palestinienne de déployer les siennes à la place a été accueillie avec hésitation.
D’après de larges extraits de TimesOfIsrael.com

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