Meyer Habib : “Ma victoire est avant tout la victoire du peuple”

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Charles Benguigui : ‏Meyer Habib, qu’avez-vous ressenti dimanche soir quand vous avez compris que vous alliez gagner ?

‏Meyer Habib : D’abord un immense bonheur devant ces scores incroyables : 98% à Netanya, 97% à Ashdod, 90% à Jérusalem 88%, 80% à Tel-Aviv… 88% sur tout Israël, C’est le score le plus élevé de toutes les circonscriptions de France. C’était magnifique ce sentiment très fort de communion avec les Français d’Israël, qu’ils soient religieux ou laïcs, jeunes ou retraités, olim récents ou installés de longue date. L’émotion était d’autant plus forte que la campagne fût rude et que j’ai été la cible d’attaques très virulentes.
‏Ensuite, j’ai ressenti un sentiment de gratitude pour ma famille, mes amis, mon équipe, tous ceux qui m’ont soutenu. Mon père et mon oncle, Roger et Elie Habib z’’l, étaient omniprésent dans mes pensées. C’est eux qui m’ont transmis le sens de l’engagement et les valeurs d’amour d’Israël et de la France qui habitent au plus profond de mon cœur.
‏Et je persiste et signe, n’en déplaise à cette gauche caviar qui n’accepte pas la défaite, j’ai éprouvé une profonde reconnaissance à l’égard du Tout Puissant, comme je l’exprime dans une vidéo vues plus de 600 00 fois. La laïcité, c’est le droit de croire ou ne pas croire. Je suis écœuré devant le déchaînement de haine que cela a suscité alors que j’ai voulu remercier l’Eternel dans un moment de bonheur, en famille, avec mes amis, chez moi, comme on le fait à chaque évènement de notre vie.

‏C.B : Beaucoup de Rabanim se sont engagés à vos côtés pendant cette campagne. Comment l’expliquer vous ?

M.H : ‏C’est un honneur d’avoir reçu la confiance et l’appui de nombreux rabbins, qui ont agi de leur propre initiative. Comme vous l’avez compris, je suis, à titre personnel, profondément attaché aux valeurs de la Torah dans lesquelles j’ai été élevé et que je m’efforce de respecter et de transmettre.
‏‏C.B : En Israël le taux de participation a quasiment doublé entre le 1er et le 2d tour. Comment l’expliquez-vous ?

‏M.H : Le peuple ne voulait pas me voir perdre, il est donc allé voter en masse au 2d tour.
‏Il y a eu une mobilisation extraordinaire dans toutes les composantes de la communauté française d’Israël. Beaucoup ont pris conscience de l’importance d’avoir un député qui se batte pour la France, contre le terrorisme islamique, contre l’antisémitisme, contre le BDS, pour l’unité de Jérusalem et pour l’intégrité d’Eretz Israël. Mon adversaire était une candidate très à gauche, viscéralement allergique au monde orthodoxe. Une personne a le droit de croire ou ne pas croire mais le rejet du monde harédi est pour moi inacceptable. Lors du débat télévisé d’entre-deux-tours, je l’ai dit à Madame Drory : c’est la Torah, le Shabbat et les mitzvot qui préservent le peuple juif en exil.

‏C.B : Un mot pour ces milliers d’électeurs ?

‏M.H : Cette victoire est avant tout leur victoire ! La victoire du peuple.
‏Je les remercie du fond cœur de la confiance qu’ils me témoignent. Je resterai le même et ne les décevrai pas. Cette mobilisation exceptionnelle comme le soutien très fort dont j’ai bénéficié dans l’écrasante majorité des Français juifs me donnent beaucoup de force.
‏C’est aussi la victoire de la cohérence, de la détermination et de la fidélité.
‏Comme disait Jean Guitton : “être dans le vent, c’est avoir le destin des feuilles mortes.”

‏C.B : Quelles seront vos priorités pour les Français d’Israël ?

‏M.H. : Après une campagne très difficile, dès la semaine prochaine, place au travail. Je serai le député de tous les Français de la circonscription sans exception. ‏Je veux obtenir des avancées concrètes en particulier l’abrogation des prélèvements CSG-CRDS pour les non-résidents, les services consulaires, le rétablissement du vote électronique.
‏En Israël, comme chacun a pu l’écouter dans le message de soutien qu’il m’a adressé, le Premier ministre Netanyahu m’a promis la reconnaissance des permis de conduire français pour les Olim et les équivalences de diplômes pour de nouvelles professions, après les dentistes et les pharmaciens. Comme pour les Russes, je veux plus de Français dans les services publics, où subsiste la barrière de la langue. Plus compliqué, arriver à un accord avec les banques israéliennes sur les retraits d’Euros même s’il sera difficile de revenir à a situation antérieure.

‏C.B : Quel souvenir gardez-vous de votre passage dans les studios de RADIO FUTÉE ?

‏M.H : Excellent. Radio futée est l’un des premiers médias francophones en Israël et fait, avec dévouement et professionnalisme, un travail remarquable. Sous la direction de Charles Benguigui, vous délivrez une information de qualité, sioniste et juive. C’est absolument essentiel et je continuerai d’être à vos côtés.

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