L’objectif : contraindre Téhéran

Placeholder

Product Description

En politique étrangère, tout État se doit d’assurer la sécurité de sa population et de son territoire. À cet objectif éternel, s’ajoute celui d’une puissance mondiale comme les États-Unis qui est de maintenir son hégémonie dans les endroits où elle est implantée. Washington cherche à faire reculer l’Iran pour maintenir son influence dans la région. En outre, les décisionnaires américains sont conscients que derrière l’Iran, c’est l’influence de Moscou qu’il convient de contrer.

Rendre l’Iran inoffensif

La politique étrangère américaine est actuellement élaborée par ceux que les observateurs ont tendance à décrire comme les “faucons” partisans d’une ligne intransigeante, sans concession envers les ennemis des États-Unis. John Bolton, actuel conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump en est l’incarnation. Le 13 janvier, le Wall Street Journal, indiquait que Bolton aurait demandé, en septembre, des plans d’attaque et des options militaires pour frapper l’Iran. La prise en compte d’une option militaire témoigne bien de la volonté des “faucons” de contraindre l’Iran par tous les moyens disponibles. Sur la scène diplomatique, les États-Unis organisent en février prochain un rassemblement orienté anti-Iran en Pologne. Israël, indéfectible allié de Washington participera à cette réunion de chefs d’États. Sur le plan humanitaire, des diplomates américains ont signalé début janvier que tant que l’Iran n’a pas quitté la Syrie, les États-Unis ne participeront pas à la reconstruction de la Syrie. On constate que les États-Unis mobilisent tous les moyens qu’ils ont à leur disposition pour atteindre les objectifs de leur politique étrangère.

L’accord sur le nucléaire iranien

Fierté de Barack Obama, Donald Trump souhaite un nouvel accord beaucoup plus contraignant pour les mollahs. Sur bien des points, l’accord est respecté comme en attestent les rapports publiés par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique. Néanmoins, le volet militaire ne l’est pas puisque Téhéran effectue fréquemment des tests sur des missiles balistiques. La France a d’ailleurs récemment sommé l’Iran de cesser tout test portant sur de tels missiles. Le 13 janvier, le chef du programme nucléaire iranien annonçait que les scientifiques iraniens avaient la possibilité d’enrichir l’uranium à un seuil bien supérieur à celui autorisé par l’accord. Cette annonce, gage explicite et public de mauvaise volonté aux yeux de l’ensemble des membres de la communauté internationale, constitue pour les États-Unis un argument juridique supplémentaire pour isoler Téhéran.

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements