L’impossible feed-back sur une année tragique

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Depuis la barbarie islamiste des 7 et 9 janvier 2015 qui a défiguré 17 sourires jusqu’aux attentats du 13 novembre 2015 qui ont de nouveau ensanglanté l’étendard de toutes les démocraties du monde, je ne suis plus choqué par la légèreté avec laquelle le monde politique et culturel occidental lutte contre la mainmise des thèses islamo-négationnistes sur l’esprit du citoyen lambda. Cela n’est pas sans rappeler ces documents animaliers que l’on regarde avec détachement, les soirs de grande fatigue insomniaque, et dans lesquels on reste pantois devant le suicide idiot d’un membre d’un troupeau devant traverser une rivière, qui décide, on ne sait pour quelles raisons, de traverser le gué tout seul, histoire de faire l’expérience inédite d’être le festin d’une bande de piranhas enragés. Pourtant, on est ici au cœur d’un débat intense touchant toutes les sociétés modernes et qui est également le fondement de choix politiques et éthiques déterminants pour l’avenir de l’humanité ! Mais, rien n’y fait. L’Occident s’oxyde davantage et s’enfonce inexorablement dans un crépuscule ténébreux qui ne rappelle plus, faute d’un vrai travail de mémoire, des heures encore plus sombres. Pour quelles raisons n’a-t-on pas vu venir la fin d’une époque? La réponse semble pourtant évidente. Les démocraties occidentales, et la France prioritairement, ont bafoué les fondements mêmes de la “Démocratie”, aveuglées par leurs propres certitudes, notamment, celles d’avoir confondu les révolutions françaises et américaines avec les révolutions arabo-islamistes. Qu’il est loin le temps de l’Etat autoritaire chargé de faire respecter “violemment” le pacte social qui impose la coexistence pacifique des différentes familles culturelles ? Non, cet Etat a disparu au profit de la dissolution de l’identité démocratique dans un cloaque purement procédural. La Loi devrait nécessairement venir du plus haut parce qu’elle est plus haute que la Cité mais, la déchéance séculière actuelle a donné la victoire à l’opinion qui, elle, vient d’en bas. Tout le monde sait que tout le monde se ment. La France avait retrouvé un semblant d’unité nationale le 11 janvier 2015, le temps du cri “Je suis Charlie” derrière lequel chacun y plaçait sa propre vérité, finalement à des années lumières de celle de son voisin. En attendant, l’information a repris un rythme de croisière coutumier, celui d’un traitement archi-déséquilibré et fallacieux, pour ne pas dire complice et criminel, parlant des terroristes comme de “simples personnes tuées ou abattues” et des victimes assassinées comme “de simples morts”. Les lendemains de réveillon vont être difficiles lorsqu’il faudra descendre nos poubelles dégoulinantes d’insouciance légère, de politiquement correct, d’angélisme aveugle, d’onanisme intellectuel, de tolérance concédée et de basses alliances politiciennes contre-nature. Il s’agit là d’une faute laïque majeure d’un Occident lobotomisé et pris en flagrant délit de “dérive du cœur” notamment dans sa gestion cynique de la “crise des migrants”, source faussement dormante de terrorisme urbain…

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