LETTRE DU PÈRE D’AMIT BEN IGUAL ZL.

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“Je voudrais vous raconter qui était mon fils. C’est mon fils unique, et depuis qu’il est né, il a été dans un cocon de chaleur et d’amour. Toute ma vie a tourné autour de cet enfant, tout ce que j’ai pu lui donner, je le lui ai donné.
Il m’a dit “Papa, je voudrais que tu signes (l’autorisation), je veux aller dans une yehida kravit pour servir mon pays.” Je lui ai dit “Tu es mon fils unique, je n’ai personne à part toi. Ni père. Ni mère. Tu es la seule personne que j’ai au monde. A part toi, je n’ai rien. “Il m’a dit “Papa, je voudrais que tu signes”.
On est partis ensemble à Tel Hashomer. J’ai signé. Je l’ai pris dans mes bras. Je lui ai fait la braha de birkat cohanim… nous avons ri et nous sommes partis manger ensemble. Après il m’a dit “Je ferai attention à moi”.30 fois au moins, pour faire taire ma conscience.
Vendredi dernier, j’étais avec lui, je l’ai pris dans mes bras, cela faisait 50 jours qu’il n’était pas à la maison. Je n’ai pas arrêté de le prendre dans mes bras et de l’embrasser. Il s’est assis avec nous et nous a parlé. On a parlé de son avenir, de ce qu’il voudra faire lorsqu’il finira l’armée, car l’armée lui avait proposé de faire carrière et il hésitait.
Chaque matin, je le commence avec lui, et chaque soir je le finis avec lui. Tous les matins, je mets les tefilim et je le bénis avant moi même. Hier c’était la Hiloula de Rabi Shimon Bar Yohai, nous avons allumé une bougie pour que Rabi Shimon le protège. Je suis brisé de l’intérieur… Je ne viens pas me plaindre devant Hakadosh Baruh Hou. Il m’a donné 21 superbes années avec cet enfant. 21 années d’amour, de nahat. Combien j’ai reçu de cet enfant.
Golani était l’aventure de sa vie. toute la maison était remplie d’étiquettes de Golani, de drapeaux de Golani, de photos de Golani. Tout, tout, tout, était Golani. Malheureusement pendant la guerre de Kippour, nous avons perdu un membre de notre famille, Shalom Rafael, le fils de ma tante. Et chaque année, nous nous retrouvions, toute la famille au tekes, et je n’aurais jamais cru même dans mon pire cauchemar que j’allais recevoir ce sombre titre de père endeuillé. Qui aurait cru que je deviendrais Av shakoul? Je suis resté seul. Je n’ai pas d’enfant. Je n’ai rien. Je n’ai rien et la chose la plus précieuse que j’avais m’a été retirée. Je n’ai rien de plus précieux. Je n’ai rien de plus précieux. La terre d’Israël m’est précieuse et importante et le peuple d’Israel m’est précieux et important et c’est ce qui me reste de tout cela.”

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