LES AVANCEES DE L’ETAT ISLAMIQUE

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LES AVANCEES DE L’ETAT ISLAMIQUE

 

L’Etat islamique disposerait de trois avions et de pilotes…

Les djihadistes de l’Etat islamique (EI) se sont emparés de trois avions de chasse et ils apprennent à les manier avec l’aide de pilotes irakiens qui les ont rejoints en Syrie, rapporte vendredi 17 octobre l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui s’appuie sur des témoins. L’EI manœuvre ces appareils — Mig-21 et Mig-23 — sur un aérodrome militaire syrien dont il a pris le contrôle, à Al-Djarrah, dans la province d’Alep, dans le nord de la Syrie, selon l’OSDH. « Ils ont des formateurs, des officiers irakiens qui étaient pilotes pour Saddam Hussein », a dit Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. « Des gens les ont vus voler, ils ont décollé à de nombreuses reprises de cet aérodrome. »

«Des officiers de l’ex-armée irakienne (dissoute après la chute de Saddam Hussein) supervisent des sessions d’entraînement dans l’aéroport militaire d’Al-Jarrah», sous le contrôle de l’EI et situé à l’est de la ville d’Alep, ajoute l’OSDH.

Avec ou sans missiles ?

Après la dissolution de l’armée irakienne par les États-Unis, d’anciens cadres sunnites avaient rejoint les rangs de l’État islamique d’Irak, branche irakienne d’Al-Qaïda devenue par la suite l’Etat islamique. Des témoins ont affirmé à l’OSDH avoir vu à plusieurs reprises des avions voler à basse altitude pour ne pas être repérés par les radars, après avoir décollé de l’aéroport al-Jarrah.

Deux des appareils ont été pris de Tabqa, un aéroport militaire capturé par l’EI en été dans la province septentrionale de Raqa, au terme de sanglants combats dans lesquels des centaines de soldats sont morts. Les djihadistes contrôlent trois aéroports militaires depuis le début de l’année en Syrie. Outre Tabqa et al-Jarrah, ils ont mis la main sur celui de Bouqamal, dans l’est du pays, et tentent de prendre celui de Koueiris, près d’Alep. L’OSDH n’était pas en mesure de vérifier si les djihadistes disposent de missiles utilisables dans des attaques aériennes. L’EI, qui sème la terreur dans les territoires qu’il contrôle, est visé en Syrie depuis le 23 septembre par des frappes aériennes de la coalition dirigée par Washington.

 

Kobané: l’Etat Islamique reprendrait l’offensive

L’Etat islamique a envoyé des renforts dans la région de Kobané, en Syrie, et lancé samedi une nouvelle attaque contre les forces kurdes, en dépit des frappes de la coalition internationale. Alors que les dernières frappes semblaient lui avoir fait perdre un peu de terrain, l’Etat Islamique (EI) paraît vouloir reprendre l’initiative à Kobané, ville dont la prise lui permettrait de contrôler une longue bande continue de territoire à la frontière syro-turque. Ces dernières heures, l’EI a de nouveau reçu des «renforts en hommes, munitions et équipements» venant de la province d’Alep et de celle de Raqa, dans le nord du pays, bastion du groupe extrémiste sunnite en Syrie, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui se fonde sur un vaste réseau de militants et témoins à travers la Syrie.

 

La guerre contre l’Etat islamique sera longue et coûteuse pour l’Occident

C’est entendu, l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), aujourd’hui autodénommé califat ou Etat islamique (EI), a des pratiques barbares. C’est entendu, ses troupes sont exclusivement musulmanes, sunnites et extrêmement croyantes. C’est entendu, ses pratiques s’inspirent de l’assassinat de 800 Juifs de Médine par le Prophète en 627. Et puisque les musulmans sunnites de la région n’ont pas voulu ou pas pu le détruire, ce n’est pas un scandale, mais un soulagement, que les Occidentaux interviennent et soutiennent militairement ses ennemis. Mais ne nous laissons pas abuser par les mots et l’émotion. La barbarie n’est pas propre à l’islam ni caractéristique de celui-ci.

Regardons un peu, très peu en arrière, et nous la verrons mise en œuvre par les très civilisés Allemands, dans nos guerres coloniales, au Rwanda, à Srebrenica (ex-Yougoslavie), aujourd’hui dans les deux Congos et en Centrafrique, etc. La barbarie doit être combattue en tout temps, en tout pays, y compris le nôtre.

Les discours officiels ne sauraient masquer les vraies raisons de l’entrée en guerre des pays occidentaux contre l’EI. La coalition internationale réunie autour des Etats-Unis n’est pas principalement motivée par la volonté de lutter contre la barbarie, ni même par la conscience du très réel danger intérieur que représenteront les djihadistes revenus de Syrie, du Liban ou d’ailleurs.

 

UN PSEUDO-ÉQUILIBRE

Les Occidentaux ont délibérément mis ou maintenu en place des gouvernants musulmans réactionnaires et bigots, meilleure garantie possible contre les idées progressistes et communistes. Ils ont fermé les yeux sur leur politique qui maintenait la plus grande partie de la population dans l’ignorance et la soumission à l’islam le plus traditionnel. Ils ont profité de l’exploitation du pétrole et récupéré une partie de la part de profits laissée à ces gouvernants (les royalties de l’exploitation pétrolière) en accueillant à bras ouverts les émirs arabes dans les palaces de leurs capitales, leurs commandes à nos entreprises et maintenant leurs investissements dans celles-ci.

Cette construction centenaire est remise en question par le développement incontrôlé et pour l’instant incontrôlable de l’EI, mouvement violemment antioccidental et antigouvernemental.

 

PRIS À CONTRE-PIED

La guerre contre l’EI ou ses successeurs sera longue, car les Occidentaux et leurs alliés sont pris à contre-pied. On a assisté en moins de deux semaines à un spectaculaire renversement d’alliances, les Etats-Unis devenant les alliés objectifs de l’Iran chiite, de la Syrie de Bachar Al-Assad et du Hezbollah libanais tout en maintenant le discours qui les stigmatise. Les maronites libanais, sur lesquels la diplomatie française s’appuie depuis des siècles, se rapprochent du régime syrien et du Hezbollah parce que l’EI, qui pourchasse ou massacre les chrétiens partout où il avance, représente aujourd’hui pour eux un danger plus grand que le chiisme du Hezbollah ou le laïcisme de Bachar Al-Assad.

Les gouvernants d’Arabie saoudite et du Qatar se voient forcés d’intervenir contre un mouvement qu’eux ou leurs citoyens les plus aisés ont largement financé et dont l’idéologie s’inspire du wahhabisme qu’ils ont répandu dans le monde à coups de pétrodollars.

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