Le Yemen : nouvelle menace pour l’État hébreu ?

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Depuis 2015, le Yémen est le théâtre d’une interminable guerre entre un mouvement rebelle, les Houthis, opposés au gouvernement yéménite, et ce même gouvernement, soutenu par l’Arabie Saoudite et ses confrères du Golfe. Les Houthis sont financés et aidés par l’Iran, rival et ennemi de Riyad dans la région.

Dans un contexte de rapprochement entre Israël et l’Arabie Saoudite, l’État hébreu est accusé par les rebelles Houthis de s’impliquer dans le conflit. Le dimanche 8 décembre, un haut responsable du mouvement prétendit qu’Israël devait être frappé depuis le Yémen, en réponse à son implication au côté des Saoudiens.

Une menace crédible ?
En octobre, Benjamin Nethanyahou alertait déjà sur cette situation en expliquant que l’Iran cherchait à construire des armes guidées pouvant frapper n’importe quelle cible au Moyen-Orient. Ces armes pourraient potentiellement être placées au Yémen. Bien que la présence de telles armes balistiques ne soient pas pleinement confirmées, Israël est habitué à traiter ce genre de menace vers le Nord et devrait donc reconfigurer son schéma de défense anti-missiles. Pour rappel, les Houthis ont frappé des infrastructures saoudiennes au mois de septembre, pourtant bien loin de la frontière avec le Yémen. Bien que la responsabilité des Houthis n’ait pas été complètement établie, force est de constater que certaines armes de longue portée peuvent être utilisées depuis le territoire yéménite.

“La géographie ça sert d’abord à faire la guerre” Yves Lacoste

En 1976, le géopoliticien français Yves Lacoste expliquait que la géographie sert d’abord à faire la guerre. Dans notre cas, la géographie limite les risques de guerre directe et ouverte entre les Houthis et Israël. En dépit de ses capacités à l’encontre de l’Arabie Saoudite, le Yémen est bien loin des frontières israéliennes (plus de 2000 kilomètres). Une attaque à une telle distance demande une technologie bien plus avancée que celle utilisée au Yémen.
En outre, l’installation d’une telle technologie au Yémen contraindrait l’Iran à envoyer des ingénieurs, techniciens et un ensemble d’infrastructure. Finalement, Téhéran devrait faire transiter tout cela par la mer. Au début du mois de décembre, la marine américaine a d’ailleurs saisi un navire transportant des missiles guidés iraniens, à destination du Yémen. Une fois de plus, la géographie du Yémen joue contre les Houthis. Il est difficile de savoir si ces missiles étaient réservés à l’État hébreu, mais il est possible d’affirmer que les houthis sont, dans leur stratégie d’acquisition de matériels militaires de pointe, très limités.

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