Le prix de la santé

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Le prix de la santé
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Au cours de ces dernières années, le Ministère de la Santé a entrepris d’améliorer les prises en charge des soins médicaux. Selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2000, Israël était à la 28ème place des 190 pays fournissant les meilleurs soins. En tête de ce classement, se trouve le sys- tème médical français, dont nous pouvons constater aujourd’hui les limites, non pas sur le plan qualitatif mais en tant que coût pour la collectivité, suivi par l’Italie. Plus surprenant, Israël est devancé par la Colombie, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis. Ces derniers possédant des richesses minières abondantes, qui génèrent énormément d’ar- gent, redistribué ensuite dans le système de soins notamment. Peut-être alors, pouvons- nous espérer de même prochainement, suite à l’exploitation du gaz ! Selon des rapports

israéliens, notre système médical souffre es- sentiellement : d’un manque de médecins et d’infirmières, qui influe ensuite sur les pério- des d’attente, ce facteur entraînant malheu- reusement de la corruption afin d’être pris en charge au plus vite, mais aussi un manque de lits dans les hôpitaux au vu d’une popula- tion croissante. En fin 2013, l’OCDE concluait qu’Israël possède le plus grand pourcentage de médecins de + de 50 ans, et le plus fai- ble pourcentage d’étudiants terminant des études de médecine ou d’infirmerie. La pro- fession se protègerait-elle en verrouillant les filières médicales par le biais du test psycho- métrique et la difficile reconnaissance des diplômes étrangers, reconnus par ailleurs ! Le domaine médical connaît aussi une dis- parité des salaires. Un chirurgien dans le public, touche environ 200/220 shékels pour une opération de 6 heures, et reçoit un sa- laire brut de 20.000 shékels. Le sujet des sa- laires des directeurs d’hôpitaux, a largement été évoqué lors de la grève générale de l’hô- pital Hadassah Ein Kerem, suite à l’annonce d’un déficit de 1.3 milliard de shékels. Malgré les efforts entrepris ces derniers mois afin d’éviter des licenciements, il semblerait, mal- heureusement, que certains employés soient remerciés. Hadassah Ein Kerem n’est pas le seul à mettre en danger le système: Kaplan, Schneider, Soroka, Belinson, Hillel Yaffe, …. ont un déficit respectif de 30, 30, 60, 70 mil- lions de shékels. Rien de très rassurant, au vu des prévisions pour 2050, où le Bitouah’ Leumi n’aura plus d’argent pour payer les allocations, plombé par un déficit annuel de 3 milliards. A l’heure actuelle, notre système médical exige un audit précis de la situation, nous avons besoin de plus de médecins, d’un système plus équitable pour les patients, et un rééquilibrage des grilles des salaires. Ce n’est pas en envisageant une nouvelle com- pression du budget de l’État de l’ordre de 18 milliards de shékels que cela pourra se faire, à moins que M. Lapid ne s’attaque à tout un tas de dépenses superflues de l’État, et elles existent!

 

Judith Yana 

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