Le guide de la Fête de Pourim

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Le guide de la Fête de Pourim

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Le guide de la Fête de Pourim

Pourim tombe le 14 du mois d’Adar. (Dans certaines villes fortifiées comme Jérusalem, “Shoushan Pourim” est célébré le lendemain, le 15 Adar.)
Pourim vient commémorer les renversements dramatiques qui ont vu le méchant Haman essayer d’anéantir le peuple juif de l’ancienne Perse. Les Juifs furent sauvés par un arrangement miraculeux d’événements, comme cela est relaté dans les exploits de Morde’haï et Esther.
La veille de Pourim, c’est le jeune d’Esther, ce n’est pas un jeûne d’affliction, mais plutôt d’élévation spirituelle et d’inspiration. Il commence à l’aube et se termine après la tombée du jour. Manger ou boire sont interdits. Si le 13 Adar tombe un Shabbat, le jeûne est alors observé le jeudi précédent, le 11 Adar.

Il y a quatre mitsvot qui sont spécifiques à la fête de Pourim
• Le demi-sicle
A la veille de Pourim, il est de coutume de donner trois pièces à la charité, en souvenir du demi-sicle (Ma’hatsit HaShekel) qui était versé annuellement au trésor du Temple pendant le mois de Adar.
Chaque pièce doit correspondre à la moitié de la monnaie de référence du pays. L’argent est ensuite donné aux pauvres.
• La lecture de la Méguila d’Esther
Le rouleau d’Esther (Méguila) est lu dans la nuit de Pourim, et encore une fois le matin suivant. Nous la lisons à la synagogue car plus y a de monde qui écoute, plus la publicité donnée au miracle du sauvetage est grande.
La Méguila doit être lue dans son intégralité dans un rouleau casher, écrit avec l’encre appropriée, et sur du parchemin. Chaque mot doit être clairement entendu.
La coutume est de faire du bruit à la mention du nom de Haman, en conformité avec le commandement d’effacer le souvenir de Amalek (Deut. 25:17-19). De même, le Shabbat qui précède Pourim est appelé Shabbat Zakhor, parce que dans la lecture du Maftir figure le commandement de se souvenir (Zekher) Amalek.
• Michloa’h Manot : l’envoi de mets à des amis
Le jour de Pourim, nous envoyons deux articles de nourriture à au moins une personne, c’est ce qu’on appelle le Michloa’h Manot. Il est préférable d’envoyer des aliments ou des boissons prêts à consommer. La nourriture doit être en quantité respectable, adapté au destinataire.
La raison de cette Mitsva est de veiller à ce que tout le monde ait suffisamment de nourriture pour fêter de Pourim. Au-delà de cela, cette mitsva vise à accroître l’amour et l’amitié entre les Juifs, en leur fournissant une occasion idéale d’être en contact avec leurs coreligionnaires, indépendamment de toute différence religieuse ou sociale. (Après tout, Haman n’a pas fait non plus de discrimination entre les Juifs.) Pour cette raison, il est particulièrement indiqué de faire des cadeaux à ceux avec qui on a pu avoir une dispute, ou à quelqu’un de nouveau dans la communauté qui a besoin de faire de nouvelles connaissances.
Selon certains décisionnaires, il est préférable d’envoyer le cadeau par l’intermédiaire d’une tierce personne, en accord avec le verset (Esther 9:22) qui décrit la Mitsva “de s’envoyer” des colis les uns aux autres.
• Matanot La’evyonim : les dons aux pauvres
Le jour de Pourim, il y également une Mitsva de donner de l’argent à au moins deux personnes pauvres : Matanot La’evyonim. Chaque personne pauvre devra recevoir au moins la quantité de nourriture qui est habituellement consommée lors d’un repas normal, ou bien la somme d’argent nécessaire pour l’acheter.
Il est préférable de le faire après la lecture Méguila, afin que la bénédiction “Shéhé’hianou” puisse être prononcée.
Vous pouvez donner l’argent à un organisme de bienfaisance autorisé qui va redistribuer l’argent le jour de Pourim dans le but de vous acquitter de cette Mitsva.
Il est préférable de dépenser davantage pour des dons aux pauvres (Matanot La’evyonim) que sur le Michloa’h Manot. Il n’y a pas de plus grande joie que la joie des orphelins, des veuves et des pauvres. Le peuple juif constitue un tout, et l’on ne peut jouir de la fête si des pauvres peuvent le faire aussi.

Les réjouissances et le repas de Pourim
Le point culminant de la journée est le grand repas de fête. La Séoudat Pourim qui doit débuter avant la fin de la journée et se prolonger jusqu’à ce qu’il fasse nuit.

d’après www.aish.fr / par le rabbin Shraga Simmons

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