La Syrie sous tutelle

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Le jeudi 29 novembre, selon les dires des médias syriens, l’aviation israélienne aurait bombardé des cibles iraniennes en Syrie, et un avion aurait été abattu. En guise de rappel, un incident survenu début octobre entre des avions israéliens et la défense anti-aérienne de Damas, ayant causé la mort de 15 soldats russes, a poussé Moscou à moderniser les infrastructures syriennes et à déployer des batteries de S-300. Cependant, selon plusieurs sources, ces missiles n’ont pas été utilisés lors des évenements du 29 novembre. Les syriens ne seraient pas encore assez formés pour utiliser cette technologie.
Que fait Israël ?
Le gouvernement israélien est conscient qu’il ne peut laisser l’Iran remporter la course aux armements qui prend place en Syrie. En 2017 les forces de défense d’Israël avaient frappé les mêmes infrastructures. L’État Hébreux ne peut durablement empêcher l’installation de l’Iran en Syrie mais il peut, comme il le fait, agir ponctuellement et tout au plus limiter l’influence militaire de Téhéran dans la région.
Les gesticulations de la Syrie
Autrefois grande puissance, la Syrie est devenue vassal d’une puissance régionale et d’une puissance mondiale, respectivement l’Iran et la Russie. La République islamique aide la Syrie à maintenir l’ordre notamment grâce au Hezbollah. De son côté, Moscou organise le territoire syrien afin d’accroître son influence dans la région. Par exemple, le déploiement des S-300 consolide l’emprise de la Russie sur la Syrie. Il y a 500 ans, le penseur italien Machiavel nous expliquait que “les armées des autres ou vous tournent le dos, ou vous pèsent ou vous empêchent”. La guerre civile syrienne, en dépit de quelques récents soubresauts, semble arriver à son terme. Néanmoins, en devenant dépendante des milices iraniennes et des avions russes, le gouvernement syrien a perdu son autorité et sa souveraineté s’est érodée sur des pans entiers de son territoire. Bachar Al Assad a gardé son poste, mais l’État syrien dépend de la Russie et de l’Iran. La Syrie, autrefois colonie française est dorénavant partagée entre plusieurs puissances. Il y a fort à parier que le président Assad se recentrera sur la capitale de son pays, en suivant la fameuse doctrine de son père : “Qui tient Damas, tient la Syrie”, disait Hafez el-Assad.
Au final, lorsque les médias syriens clament qu’un avion a été abattu, à tort, ils ne font que jouer une pièce dans laquelle la Syrie aurait encore les moyens de se mesurer à la grande puissance régionale qu’est Israël.

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