La part de chacun

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La part de chacun

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Notre Sidra raconte que , lors-que fut commise la faute de  Zimri, nul ne sut que faire, malgré la présence de Moché, d’Aharon et des Anciens. C’est alors qu’intervint Pin’has, le plus jeune de toute l’assemblée. En effet, le Talmud (Érouvine 54b) explique de quelle manière Moché enseignait la Torah à Israël.

Il la transmettait d’abord à Aharon, puis à Èl’azar et Itamar. Il l’apprenait ensuite aux soixante dix Anciens et, enfin, à tous les enfants d’Israël, parmi lesquels figurait Pin’has.

Pin’has rappela la Halakha en- seignée par Moché lui-même, à propos de la punition d’une faute d’une telle gravité. Moché lui répondit : “Il appartient à ce- lui qui a lu l’édit d’en appliquer le contenu!”. Il découle de ce qui vient d’être dit l’enseignement suivant.

Parfois, les Grands de la génération se taisent et ne prennent pas position. Cela ne signifie pas nécessairement que tous doivent rester passifs et se dégager de leur responsabilité en dévelop- pant des explications savantes pour justifier leur inaction. Il faut savoir que celui qui a le moyen d’intervenir a le devoir de le faire. Certes, d’autres, plus grands, ne font rien. Mais, peut-être en est- il ainsi précisément pour que Pin’has accède à la prêtrise. Car, cette action doit être la sienne. Elle appartient à la mission qui lui est confiée et elle lui est in- dispensable pour qu’il puisse parvenir à sa plénitude. Matériellement, chacun reçoit la part qui lui est propre et la Guemara (Yoma 38b) souligne que “nul n’empiète sur la sub- sistance de son prochain”. Il en est ainsi, et peut-être même de manière encore plus prononcée pour ce qui concerne le domaine spirituel.

Chacun reçoit sa part spécifique de la Torah. C’est la raison pour laquelle nous demandons: “donne-nous notre part de Ta Torah”, non seulement pour la comprendre, mais aussi pour en développer des explications nou- velles. La Guemara (Mena’hoth 29b) raconte, en effet, comment Rabbi ‘Akiva énonça un principe halakhique que Moché lui-même ne connaissait pas.

Il en est de même pour la prati- que des Mitsvoth, qui doit être le fait de chacun, de sorte que “nul n’empiète sur la subsistance de son prochain”. Certes, il est dit que “celui qui en a le mérite re- çoit à la fois sa part et celle d’un autre”. Néanmoins, ceci con- cerne uniquement le Gan ‘Eden, c’est-à-dire la récompense de la Mitsva. À l’opposé, la Mitsva pro- prement dite, qui est plus élevée que sa récompense, est attribuée à une personne bien précise.

En conséquence, lorsque l’on observe qu’une Mitsva est négligée par tous, on est en droit de penser que l’on est celui qui la mettra en pratique.

Il est dit que “Pin’ has, c’est Èlia- hou”. Or, on peut s’interroger sur une telle formulation.
En effet, Pin’has vécut avant Èliahou et l’on aurait donc dû dire qu’“Èliahou, c’est Pin’has”. La réponse : Le Zohar explique qu’en fait, Èliahou vivait bien avant. Toutefois, il était alors un ange et non un homme, né physiquement. Cette formulation est ainsi justifiée.

Il en découle un enseignement pour le service de D.ieu.
Comme nous l’avons dit, on de- mande de ne pas regarder les autres et de réaliser ce qui se présente à soi ; or la question se pose : où puiser la force pour le faire ?

– Et là, on lui dit: “Pin’has, c’est Èliahou”. Puisque D.ieu lui a présenté une réalisation exigeant de l’abnégation, il doit savoir qu’on lui en octroie les forces nécessaires, et peut être même reçoit-il l’étincelle de l’âme de quelqu’un qui n’est pas encore né.

Ce qui vient d’être dit délivre une leçon aux jeunes de notre épo- que. Ceux-ci ne doivent pas s’in- terroger sur ce qu’untel et untel peuvent faire. Mais ils doivent savoir que tout ce qui se présen- te à eux-mêmes, c’est leur part à eux, et ils disposent des forces nécessaires pour le mener à bien et doivent le réaliser avec Messi- routh Nèfech, avec abnégation. Et le sens de “Messirouth Nè- fech”, selon le Rabbi, ce n’est pas de monter sur le toit et de sauter, ce qu’à D.ieu ne plaise. La Messirouth Nèfech doit être réalisée sans bruit, sans tumul- te, car “D.ieu ne se trouve pas dans le tumulte”. La Messirouth Nèfech est nécessaire dans tous les actes de la vie quotidienne : il “bouche ses oreilles” et “ferme ses yeux” (Yechaya 33:15), si cela est nécessaire : et même dans le domaine de la Torah – à savoir ne pas prendre la Torah vers soi, mais se rapprocher d’elle ! Et lorsqu’on le veut véritablement – on le réalise ! Et, en allant avec la Messirouth Nèfech de Pin’has, alors s’effec- tue “Pin’has, c’est Èliahou”, qui annoncera la Délivrance (Rachi Be’houkotaï 26:42), c’est-à-dire que l’ensemble du service de D.ieu, à l’heure actuelle, consiste à préparer la venue de Machia’h, en faisant du monde un Sanctuaire pour Lui, béni soit-Il. 

D’après les enseignements du Rabbi 

 

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