“Kippat Barzel” ou l’algorithme de traitement des trajectoires des missiles …

kipat.barzel1 (1)
"Kippat Barzel" ou l’algorithme de traitement des trajectoires des missiles ...
Category: .

Product Description

En dehors d’Israël on avait tendance à oublier que les meilleurs chercheurs israéliens s’occupent toujours de la Dé- fense du pays. Des milliers de scientifiques collaborent avec Tsahal pour protéger Israël. La lutte contre les ennemis passe par la création et l’invention de systèmes ultra-perfectionnés. C’est le cas pour le Dôme de Fer. Un article du Monde mérite toute notre attention.

“Le système de défense anti- missile israélien” “Dôme de fer” “kipat barzel”, est l’un des élé- ments centraux du système de défense développé par Israël de- puis le milieu des années 1990. Le Dôme de fer recourt à de pe- tits missiles guidés par radar, pouvant anéantir en plein vol des roquettes de courte portée −de4à70kilomètres–etdes obus d’artillerie et de mortier. Chaque batterie du Dôme de fer comprend un radar de détec- tion et de pistage, un logiciel de contrôle de tir et trois lanceurs équipés chacun de vingt missi- les d’interception. Le système repère la trajectoire de la roquet- te depuis son lancement. Si elle doit s’abattre sur une zone habi- tée, il tire un missile pour l’inter- cepter en vol. Chaque batterie coûte 500.000 dollars et chaque missile, 60.000 dollars. Le tout pour détruire une roquette dont le coût de production n’est sou- vent que de 1.000 dollars. Israël aurait investi un milliard de dol- lars dans le développement et la production de ces batteries, confié au groupe d’armement public Rafael Advances Defence Systems.

Les Etats-Unis le financent en partie. Lors de sa visite à Sderot, en juillet 2008, Barack Obama, encore sénateur à l’époque, avait été ému par la situation des habitants de cette localité du nord de Gaza. Elu président la même année, il a obtenu à pei- ne un an après le vote au Con- grès d’une aide de 205 millions de dollars (160 millions d’euros). En dépit des sommes investies, les Etats-Unis n’ont aucun droit sur la technologie du système. La première batterie a été instal- lée en mars 2011 dans la région de Bersheeva, à 40 kilomètres de la bande de Gaza et à portée des roquettes Grad de concep- tion russe. Trois autres ont été installées près des villes côtiè- res d’Ashkelon et Ashdod, au sud de Tel-Aviv, et près de Néti- vot, à 20 kilomètres de la bande de Gaza. Une cinquième batterie a été installée fin 2012 à Tel-Aviv. Une batterie supplémentaire a été déployée depuis. Ces batte- ries sont semi-mobiles. Les lanceurs sont posés sur des bases de conteneurs.

Une batterie serait à elle seule en mesure de défendre efficace- ment une ville comme Ashkelon (100.000 habitants). Selon les experts militaires, un total de 13 batteries est nécessaire pour assurer la couverture complète du territoire israélien. Face à des salves simultanées de projec- tiles, le système risque en effet de saturer en raison du nombre limité de batteries disponibles. Le commandement des batteries est confié à un chef de batterie, qui se réfère à un commande- ment central. Le temps de prise de décision pour une intercep- tion est court, environ deux mi- nutes entre le lancement et l’im- pact d’un projectile, note Joseph Henrotin, rédacteur en chef de la revue Défense et sécurité inter- nationales (DSI). Cela explique que l’interception se fasse près du point d’impact, une fois que le système s’est verrouillé sur la cible.

Le système est sans cesse per- fectionné pour améliorer l’algo- rithme de traitement des trajec- toires au niveau de la station radar ou sa capacité à répondre à des salves simultanées. “Depuis le milieu des années 2000, les Israéliens ont un sys- tème intégré de surveillance anti-balistique et antiaérien multi-couches”, indique Joseph Henrotin. Ce système intégré  s’appuie sur des avions de détection aérienne avancée de type RG 550 Eitam, des stations de radar volantes et des radars au sol. “Toutes les informations sont centralisées en temps réel dans un même centre de commandement, poursuit le spécialiste en stratégie militaire. D’autres dispositifs d’interception complètent ce système. Depuis 2010, les Etats-Unis et Israël développent le système de défense “Baguette magique” et son missile “Fronde de David”. Ce système est dirigé contre les missiles de courte portée (supérieure à 70 km mais inférieure à 250 km), les roquettes de longue portée, les gros calibres (dont les ogives peuvent aller jusqu’à une demi-tonne) et les missiles de croisière.

Ce système est toujours en développement. Il a toute- fois été intégré à l’une des batteries du Dôme de fer. Il est davantage destiné à être déployé dans le nord d’Israël pour intercepter les roquet- tes du mouvement chiite libanais Hezbollah, de plus longue portée que celles des mouvements palestiniens de la bande de Gaza.

Le système “Arrow” (“hetz”) opérationnel depuis 2000, protège Israël des missiles balistiques d’une portée su- périeure à 250 kilomètres. Washington finance la moi- tié de son coût annuel. Le programme “Arrow II” a été développé par Boeing et Is- rael Aerospace Industries (IAI), à partir de 1995, pour éliminer les missiles balisti- ques conventionnels à plus longue portée, en particulier iraniens. Pour contrer une éventuelle attaque nucléaire de Téhéran, Israël a développé un intercepteur qui peut localiser et entrer en collision avec des missiles balistiques au-delà de l’at- mosphère terrestre : “Arrow III”. La conception, confiée à IAI et Boeing, a été lancée en 2008. Il devrait être opéra- tionnel en 2015, estiment les autorités israéliennes.

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements