Jonathan Pollard sera libéré le 20 novembre

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Il devra rester sur le territoire américain pendant 5 ans; Netanyahou «attend avec impatience» sa libération
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a réagi mardi soir à l’annonce d ela libération de Jonathan Pollard le 20 novembre prochain de sa prison américaine à l’issue de 30 années de détention. Il a dit attendre «avec impatience» à la remise en liberté de l’espion américano-israélien.
La ministre israélienne de la Justice Ayelet Shaked indiquait mardi soir que l’espion israélo-américain Jonathan Pollard sera libéré le 20 novembre 2015.
«Jonathan Pollard sera libéré le vendredi 20 novembre, a décidé la commission des libérations», a écrit la ministre sur son compte Twitter.
Le Premier ministre s’est entretenu mardi soir avec Esther Pollard, l’ex-épouse de Jonathan. «Après plusieurs dizaines d’années d’efforts, Jonathan Pollard va finalement être libéré. Durant sa réclusion, je me suis toujours efforcé d’évoquer ce dossier au cours de mes rencontres et de mes entretiens avec l’administration américaine et nous attendons de voir Jonathan sortir de prison», a déclaré Benyamin Netanyahou.
Selon les avocats de Pollard, cette décision a été prise à l’unanimité des trois membres de la Commission indépendante. Une audience s’était déroulée le 7 juillet au centre de détention fédéral de Butner, en Caroline du Nord (sud-est des Etats-Unis), où M. Pollard est incarcéré.
La décision n’est pas liée aux récents développements au Moyen-Orient, ont-ils relevé, faisant référence implicite à l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu le 14 juillet entre les grandes puissances et Téhéran.
Si cette libération conditionnelle n’avait pas été accordée, Jonathan Pollard aurait passé quinze ans supplémentaires derrière les barreaux, ont souligné ses avocats, se disant reconnaissants et ravis de sa prochaine sortie de prison.
M. Pollard a confié le soin à ses avocats d’indiquer notamment qu’il avait hâte de retrouver son épouse Esther.
Pollard était éligible pour une libération conditionnelle en novembre 2015, et le département d’Etat américain avait fait savoir jeudi qu’il ne s’y opposerait pas.
«Les Etats-Unis n’interféreront pas avec l’éventuelle libération de l’ex-espion israélo-américain Jonathan Pollard» avait déclaré la ministre américaine de la Justice Loretta Lynch, lors d’une conférence sécuritaire samedi.
Mme Lynch avait précisé que Pollard avait purgé une peine suffisante pour être libéré et que le Département de Justice n’interférerait pas avec l’affaire».
Aux termes de la décision de la chambre des remises en liberté conditionnelles, Jonathan Pollard, qui aura 61 ans dans quelques jours, devra rester sur le territoire américain pendant cinq ans mais le président américain pourra décider de l’autoriser à se rendre en Israël avant l’expiration de ce délai.
Alors officier dans les services de renseignement de la marine américaine, Jonathan Pollard avait livré de nombreux documents confidentiels aux Israéliens avant d’être arrêté fin 1985.
Il avait plaidé coupable en juin 1986 et avait été condamné à la prison à vie le 4 mars 1987. Son épouse de l’époque, Anne, condamnée à cinq ans de prison, a été libérée en 1989.
Le cas de Pollard est depuis des années une source de tensions entre Washington et Israël, qui juge trop lourde une condamnation à vie pour espionnage au profit d’un allié.
Le Wall Street Journal, citant des sources anonymes, avait évoqué la possible libération anticipée de Jonathan Pollard après l’accord sur le nucléaire iranien pour satisfaire Israël.

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