Hanouka ou la victoire du petit nombre face au mensonge de la multitude

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Les hommes épris de justice ont appris à leurs dépens que le mensonge qui se répand peut hélas devenir une vérité. La motion publiée par l’Association des Etudiants d’Edinburgh (EUSA) appelant au boycott des produits israéliens, parce qu’Israël serait un régime d’apartheid, relayée par les actions violentes du sinistre BDS dans les grandes surfaces commerciales et la complicité journalistique (Sic !) de Médiapart qui publie sur son site non seulement les produits israéliens à boycotter mais encore les entreprises en relation commerciale avec Israël, relève du mensonge historique. Dans un pays où tous les panneaux d’affichage sont écrits en hébreu et en arabe, il ne peut y avoir d’apartheid. C’est aussi bête que cela. Malheureusement, personne ne dénoncera l’absence de réciprocité en la matière du côté palestinien ou arabe. Alors, on se demande par quel sortilège, au royaume des Pictes, on a troqué son Kilt et son Whisky contre la résurgence d’un mensonge qui n’a finalement rien à envier au mensonge médiéval du meurtre rituel de la Pâque juive. Premier élément de compréhension : depuis 2005, l’association des étudiants d’Edinburgh est jumelée avec l’Université de Birzeit près de Ramallah. On comprend mieux qu’il n’y a pas de hasard. Est-ce le rôle d’une université, sensée fédérer la production, la conservation et la transmission de différents domaines de la connaissance, de promouvoir le boycott de produits ? N’importe quel économiste en herbe comprendrait aisément que, par effet de domino, le boycott des produits d’un pays démocratique, en l’occurrence Israël, entraine inéluctablement des externalités négatives sur l’économie dépendante, en l’occurrence l’économie palestinienne. Que nenni ! Etudiants, musiciens, chanteurs, intellectuels, politiques, etc. piétinent la vérité pourvu qu’ils se situent dans l’antithèse hégélienne. C’est là, la fusion du négationnisme européen avec le néga-sionisme arabo-palestinien. En fait, il s’agit là d’une non-rencontre du troisième type. La cécité du monde occidental relève plutôt de la théorie des mondes parallèles et l’Ecosse n’en est qu’un épiphénomène. La pensée massificatrice est passée par-là gommant toutes les subtilités cognitives qui permettent de reconnaitre une vraie démocratie qui défend becs et ongles ses citoyens et qui, finalement, a le souci de préserver son pacte social. C’est le deuxième élément de compréhension. Bien évidemment, il ne faut pas s’attendre à un boycott des pays qui cautionnent le génocide des Yésédis, le massacre des Kurdes, des Chrétiens d’Orient et des civils syriens perpétrés par l’Etat islamique. Après l’accusation faite par Israël d’apartheid et celle de génocide, c’est comme si l’occident voulait laver sa conscience de son échec bimillénaire marqué, évidemment sur des plans différents, par l’esclavagisme, le colonialisme et la Shoah. C’est là le troisième élément de compréhension. Si de l’esclavagisme et du colonialisme sont sortis des hommes et des peuples libres et forts, aucun homme n’a ressuscité des cendres de la Shoah mais Israël est né. Moins de 70 ans ont suffi pour que ce pays sorte du temps pour entrer dans l’espace des grandes puissances de l’OCDE. Cela relève du miracle. Le même miracle qui a marqué la célébration de H’anouka. Au IIème siècle avant, une poignée d’hommes s’est levée à Modiin pour combattre le mensonge d’une multitude qui voulait imposer l’idolâtrie au “peuple choisi” pour montrer la lumière au monde. Le Judaïsme n’a pas retenu la victoire militaire phénoménale remportée par les Hasmonéens sur les Séleucides. Il a retenu ce miracle de la petite fiole d’huile d’olive cachère qui incarne tant le combat d’une poignée d’hommes en quête de vérité contre une multitude qui a cédé à la compromission. Si les universités cèdent à cette compromission avec l’histoire, il ne faut pas attendre, pour réagir, de se retrouver dans la position de Walter Benjamin qui disait que “laisser aller le cours des choses, voilà la catastrophe”. C’est là le quatrième élément de compréhension. Ainsi, le dépouillement identitaire d’Israël cette fois-ci par l’Europe des droits de l’Homme a profondément vicié les consciences toutefois, seul un petit nombre d’hommes éclairés saura déjouer les pièges de la dimension abyssale mais illusoire, au sens de Arendt, et pseudo-ontologique du néga-sionisme. Ce sera la victoire du petit nombre sur la multitude.

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