Hanouka 5779

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Hanouka, c’est un moment extraordinaire où le peuple juif se réunit en famille pour propager au monde entier la lumière qui l’habite et se rappeler que les miracles ne pourraient avoir lieu sans une union sacrée du peuple. Car cette fête a une double signification. C’est une victoire militaire, certes, mais également religieuse. Mais que représente-t-elle aujourd’hui ? Quel héritage a-t-elle laissé ? Explication.
“E
ntrez, il y a de la lumière”. Et quelle lumière ! Elle symbolise la vie, l’espoir et la perpétuation du peuple juif. Le 25 Kislev du calendrier hébraïque est généralement célébré dans le courant du mois de décembre dans le calendrier civil. Une tradition qui sera donc respectée cette année puisque la fête aura lieu du 3 au 10 décembre. Après de longues semaines de violences et d’insécurité pour les enfants d’Israël, habitant dans le sud du pays, Hanouka sera l’occasion pour les écoliers israéliens de profiter d’une semaine de vacances, et surtout de fête. Mais une aubaine aussi pour les pâtissiers qui commencent dès le mois de novembre à placer sur leurs étalages les fameuses “soufganiot”, gâteau soufflé nappé de sucre glace et fourré à la confiture, au caramel, à la crème de marron ou au chocolat. Sans oublier les magasins de jouets pour enfants qui regorgent d’idées et d’astuces, car comme le veut la tradition, les parents offrent autant de petits présents qu’il y a de jours célébrés, à savoir huit.

Une lumière pour une nation
Ce qui fait aujourd’hui l’universalité de Hanouka, c’est précisément que cette fête inaugure une ère des Lumières composée de la liberté de conscience et de la conquête du droit qui forment une Nation. Elle représente cette capacité du peuple juif à propager la lumière qui l’habite, à l’opposé de l’obscurantisme idéologique et religieux véhiculé par l’islamisme radical. Cette universalité du peuple juif, nous la retrouvons justement au moment de Hanouka. Ainsi, la grande Place de Rome, Place de l’Opéra à Paris, la Porte de Brandebourg à Berlin, Times Square à New-York, Place d’Olavide à Madrid, il n’existe pas une ville du monde occidental qui n’ait pas célébré comme il se doit cette fête. Une manière de prouver, s’il en fallait, que les mouvements anti-israéliens et la résurgence de l’antisémitisme en Europe n’avaient aucune emprise sur une communauté fière de ses traditions et de son patrimoine.
Et pourtant, une question se pose. Cette lumière nous est-elle exclusivement réservée ou doit-elle éclairer le monde ? Une histoire raconte qu’une communauté juive d’Irak avait allumé les bougies de Hanouka alors que le Roi venait de perdre son fils. Furieux, il envoya un décret visant à tuer tous les Juifs du village. Il fallu alors que le rabbin de cette communauté redouble d’efforts pour persuader le Roi que les deux évènements n’étaient pas liés. Cet exemple montre bien l’histoire du peuple juif hors de ses terres, hors d’Israël. Une vie tiraillée entre le respect des traditions et celui du lieu où la communauté réside.

Benjamin Sultan.

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