Gilbert Montagné en Concert à Tel Aviv

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Propos recueillis par Laurent Dorf pour TipTopTelAviv magazine

C’est en 1967, parti avec sa maman en vacances aux Etats Unis, que Gilbert Montagné décide, alors âgé de seize ans qu’il veut devenir artiste…
Il appelle des maisons de disques, passe des auditions, mais personne ne lui répond favorablement. “Et puis un jour j’ai tout de même pu passer une audition avec Eddy Barclay, lors de laquelle, j’ai interprêté “I’ve been loving you” de Ottis Redding. Mais pas convaincu, ce dernier m’a gentiment dit que je n’étais pas prêt. Ça ne m’a pas découragé. Je me suis alors rendu dans les locaux d’Europe1, à côté desquels, se trouvaient les disques AZ. J’y ai rencontré Francis Dreyfuss, qui m’a fait signer mon premier disque sous le pseudo de Lor Thomas : “Le phénomène”, composé par André Georget sur un texte de Gil Thibault et “Quand on ferme les yeux”…
E
n 1979, Johnny Hallyday vous propose de l’accompagner au piano, à l’occasion de son spectacle au Pavillon de Paris, porte de Pantin.
Oui, lorsqu’il a su que j’étais rentré. Dans son spectacle il y avait une séquence qui durait une vingtaine de minutes, je clôturais le show. Son public m’a fait une ovation.

Ce qui vous a encouragé à signer votre grand retour en solo auprès du public en enregistrant, la chanson “Believe in me”, encore en anglais, avec votre complice, André Georget.
C’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui: je pense en anglais et en français. Bientôt en trois langues, car j’apprends l’hébreu.

Une rencontre va tout changer, c’est celle avec Didier Barbelivien, qui se soldera par une avalanche de tubes en 1984 avec l’album “Liberté”.
J’avais en tête la mélodie d’une chanson “on va s’aimer”, qu’il écoute, et il en écrit le texte. On enregistre en Italie. Lorsque j’ai écrit cette mélodie, j’avais l’idée d’un truc comme “souviens toi, j’étais le pianiste de rock du lycée”. Ce qui n’avait évidemment rien à voir ! Cette chanson a eu un succès similaire à celui de “The Fool”. J’ai fait beaucoup de télévision, de plateaux et de concerts. C’est de ce titre que date mon retour avec le public. Et “Les sunlights des tropiques” m’a fait entrer dans les discothèques.

Et depuis ce succès, et les albums qui s’enchaînent, vous n’avez plus chanté en anglais.
Et ça me manque ! J’y pense. Je termine en ce moment un nouvel album en français, et je pense à en réaliser un en anglais.

Certaines de vos chansons seront-elles interprétées le 16 août 2016 à Tel Aviv ?
Oui, j’ai aussi un inédit que j’ai écrit sur mon expérience en Israël et que j’aimerais chanter sur scène à cette occasion. Ça sera une surprise que je réserve au public israélien.
Vous êtes tombé amoureux d’Israël?
C’est exact. Pour moi, c’est une rencontre amoureuse que j’ai avec ce pays. Je m’y suis rendu de temps en temps depuis 20 ans, et il y a quatre ans, Nicole et moi sommes venus à Tel-Aviv. Dans l’avion, je lui ai dit que cela me ferait vraiment plaisir d’y trouver un petit pied-à-terre. Ca s’est passé comme ça et depuis cet instant, j’ai pensé que je ne voulais pas être seulement quelqu’un qui a investi dans un appartement, ça me semblait réducteur et stupide. Je ressentais qu’il se passait quelque chose en moi comme de l’amour avec ce pays. Alors j’ai eu envie de concrétiser ce désir, comme je l’ai annoncé sur scène lors de mon dernier concert en 2014 à Tel-Aviv.

Ce qui vous a causé quelques soucis?
Lorsque j’ai annoncé ce concert du 14 aout 2015, j’ai reçu de nombreux messages antisémites. Cela m’a surpris, mais je n’ai pas été plus atteint que cela, car lorsque je décide quelque chose, personne ne peut me dicter ma conduite. Vous savez, je ne fréquente pas régulièrement les synagogues, mais lorsque j’y vais, j’y suis vraiment et je ne fais pas semblant. Au début de notre entretien, je parlais de mes racines juives. Aujourd’hui j’ai envie de dire que je n’en ai plus peur. C’est fini ! Je suis qui je suis avec mes deux racines, celle de mon père, Montagné, originaire du Centre de la France, et celle de ma mère, juive, Kalfon. S’il y en a à qui ça ne plaît pas, c’est leur problème et pas le mien. Et je me sens très bien comme ça.

Et donc, vous annoncez un nouveau concert en 2016, le 16 Août à Tel-Aviv.
Je me produirai dans cette salle que j’adore, le Heichal Hatarbut de Tel Aviv et j’ai hâte de retrouver ce public qui m’a bouleversé par l’intensité de son accueil lors de mon précédent passage. Je ne suis pas blasé de mes concerts, chacun est important et différent. Le challenge est d’y mettre “le feu” et quand j’ai devant moi un public qui met lui-même le feu avant le début du show, c’est merveilleux ! Donc on va revenir. Je suis très impatient et je voudrais dire que, même si ça paraît lointain, je souhaite satisfaire ceux qui en 2014 n’ont pas réussi à obtenir des billets. Alors l’important, c’est qu’on soit tous là, et qu’on fasse encore plus la fête.

Que pouvez-vous nous souhaiter en Israël?
La paix est une richesse très importante et selon moi lorsque tout va mal, la paix doit rester un objectif. Je souhaite à tous beaucoup de santé et d’amour et d’apprécier la vie. Faites de chaque heure la meilleure et protégez les enfants. Je vous envoie tout mon amour et toute ma lumière intérieure.

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