Gaza et Israël, que penser ?

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Les habitants du sud d’Israël ont vécu une semaine difficile, sans doute la plus rude, depuis la fin de l’opération “Bordures protectrices” en 2014. Une pluie de roquettes s’est abattue sur les villes bordant la Bande de Gaza. Au final, après quarante-huit heures d’échauffourées et de répercussions politiques, qui a gagné cette bataille ?

Rappel des faits
11 novembre au soir : un commando israélien tente de pénétrer la bande d’effectuer des opérations de renseignements (selon les sources israéliennes). L’opération échoue et 7 miliciens du Hamas et 1 soldat de Tsahal perdent la vie.
12 et 13 novembre : Le Hamas, en réponse à cette tentative, tire plus de 400 obus (roquettes ou mortiers) sur le sud d’Israël. L’État Hébreu répond en bombardant Gaza à 150 reprises.
13 novembre au soir : Le Hamas et Israël, sous l’égide non-officielle de l’Égypte, signent un cessez-le-feu qui conclue ces deux jours d’hostilités.

Que faut-il retenir ?
De prime abord, il convient de rappeler que depuis des mois, la bande de Gaza souffre d’une économie moribonde. Ce rappel n’est pas humanitaire mais a un rôle dans la compréhension des événements. Si le Hamas a répondu à la tentative d’incursion d’agents israéliens, c’est pour ne pas perdre la face auprès des habitants de Gaza. Ces derniers, déjà en difficultés économiques, ne veulent sans doute pas savoir que des espions israéliens peuvent intervenir sur leur sol impunément. Finalement, le Hamas a agi de manière si violente pour ne pas éroder davantage sa légitimité auprès de son “peuple”, légitimité déjà très faible en raison de la situation économique. À priori, ce premier élément d’analyse peut faire penser que l’État d’Israël a gagné, car il a poussé le pouvoir politique gazaoui dans ses retranchements. En outre, les succès stratégiques sont clairs : bien qu’aucun leaders du Hamas n’ai été tué, le bâtiment de la télévision officielle et un des QG administratifs du mouvement islamiste ont été détruits. En moins de deux jours, Israël a réussi militairement à priver le Hamas de sa propagande et d’un outil de fonctionnement.
Politiquement, en revanche, les conséquences de ces violences sont terribles. Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a démissionné et la majorité de Benjamin Netanyahou est fragilisée. Le Premier Ministre ne disposerait donc que d’un siège au Parlement lui conférant la majorité… Ce relatif léger esclandre, résultant d’une erreur opérationnelle d’apparence mineure, peut coûter très cher à Israël: son Premier Ministre.
Au final, le Hamas a perdu militairement, mais gagné politiquement.

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