CONFLIT ISRAËL – IRAN UNE CONJONCTURE POSITIVE

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Des partisans du Hezbollah ont organisé lundi 25 mai un convoi de motos et de voitures entre les localités de Mayss el-Jabal et de Kfar Kila, distantes d’une vingtaine de kilomètres, dans le caza de Marjeyoun, à la frontière avec Israël, à l’occasion du 20ème anniversaire de la libération du Liban-Sud de l’occupation israélienne.
La situation dans le Nord
Derrière ce type d’évènements légèrement inquiétants, la situation se stabilise sur le Nord. Israël n’hésite pas à forcer l’espace aérien syrien, avec l’aval de Moscou, pour gêner le développement des activités militaires iraniennes. L’Iran est dans une impasse : la poursuite de ces activités fragilise l’économie du régime sans fondamentalement menacer l’État hébreux. En outre, Téhéran doit gérer la difficile crise du Coronavirus, qui menace et sape les fondations même du pouvoir des mollahs. On rappelle également que les États-Unis ont frappé fort en éliminant Suleimani le 3 janvier, décapitant les gardiens de la révolution iranienne.
Analyse des avancées iraniennes
In fine, les excursions iraniennes en Syrie déstabilisèrent Téhéran. Lorsque les russes intervinrent en Syrie en 2015, les iraniens réussirent à se frayer une connexion terrestre et routière allant de Téhéran jusqu’au Golan. C’est à ce moment que commençait un conflit larvé entre Israël et l’Iran. Le premier bombardait les infrastructures iraniennes en Syrie tandis que le second tentait d’avancer ses pions près de son éternel ennemi. La stratégie iranienne est finalement mise en échec par le coup de semonce du coronavirus, multiplié au coût économique de cette projection militaire de grande ampleur. Par ailleurs, sur l’aspect strictement diplomatique, Téhéran a perdu le crédit qu’il avait durement gagné auprès des nations occidentales, à la suite des accords de juillet 2015.

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