Chavouot selon Rabbi Israël Ibn Moshé Nagara et selon Shlomo Ibn Gabirol

Placeholder

Product Description

Les éditions Sine-Chine sous la direction du rabbin Claude Brahami publient depuis les années 90 une série d’ouvrages religieux destinés à accompagner le cycle des fêtes. Ces ouvrages ont le mérite d’être d’une très grande clarté. Les prières et les commentaires présentés sur la page de droite sont traduits en français sur la page de gauche. Le sidour de Chavouot présente, parmi les prières, deux textes majeurs de la pensée Juive :
La « Ketoubah de Chavouot », composée par Israël Ibn Moshé Nagara ou Najara, est traduite en français. Nagara est connu pour avoir publié en 1587 une série de poèmes religieux. Rabbin du XVIème siècle, il est issu d’une famille sépharade établie dans l’empire Ottoman afin d’échapper aux persécutions de l’Inquisition (1492) pour finir par s’installer à Safed.
Israël Ibn Moshé Nagara, né vers 1555, fut le rabbin de la communauté jusqu’en 1625. Sa « Ketoubah de Chavouot » remémore le mariage entre l’Eternel et son Peuple officialisé par la Ketoubah qu’est la Torah donnée au Mont Sinaï. Selon Nagara, la sortie d’Egypte représente le « divorce » du Nil, la rupture avec les rites égyptiens, confirmée chaque année par la lecture de la Haggadah de Pessah, rendant Israël apte à « épouser » Dieu en recevant la Torah. De cette Ketoubah naît le Peuple : « Voici l’acte d’acquisition signé que je lis aux oreilles de la foule. La voici écrite devant moi» (Israël Nagara, « Ketoubah », traduction Claude Brahami, p. 375).
Les « Azharot de Shlomo Ibn Gabirol » figurent dans les éditions Sine-Chine. Ibn Gabirol est certainement un des maîtres andalous les plus exceptionnels du XIe siècle , de l’âge d’or de la littérature sépharade dans cette région sous domination des califes de Cordoue – Selon les Neher, il serait né en 1020 à Malaga («Une rue, un nom, la mémoire d’Israël », Erez, 1997, p. 63). Une histoire de la littérature publiée en 1058 par le juge musulman de Tolède, Abu Al-Kasim Said ibn Ahmad al-Andalousie évoque parmi les grandeurs de la littérature juive : « Parmi ceux qui traitent des sciences philosophiques, nous trouvons Sulaiman ibn Yahya, nommé aussi ibn Gabirol de Saragosse ; il était d’un très grand niveau en logique et vivait dans une chaste austérité. Il serait mort vers 450 de l’hégire (1058) » (Loewe, « Ibn Gabirol », N. Y., Hertzberg, 1990). Admiré par l’Islam sous le nom d’Abu Ayyub Suleiman ibn Yahya ibn Jebirul, Ibn Gabirol est cité dans les textes latins du Moyen-âge, sous le nom d’ « Avicébon ».
Ses «Azaroth de Chavouot » sont des mises en garde en rapport avec les 613 commandements qui permettent de valider le « mariage » entre Dieu et Israël, en rappelant l’importance de la pratique des « mitzvoth ».
Le Grand Rabin Menahem-Mandel Schneerson écrit au sujet de Chavouot : «Lorsque Dieu nous fit sortir d’Egypte, Moshé promit le don de la Torah… Les enfants d’Israël demandèrent « mais quand ? » – Moshe répondit : « dans 50 jours »… ils attendirent et comprirent que la liberté n’existe que grâce à des lois de justice» (Chavouot, édition Bergen, 1983, p. 210)

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements