CES AFFAIRES QUI NE MENERONT PAS NETANYAHOU EN PRISON

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es manchettes entourant les problèmes juridiques du Premier Ministre Benjamin Netanyahu font prendre des proportions immenses aux “affaires” en cours. Le Premier ministre se voit menacé à la fois par un processus pénal et politique ; mais lui et ses partisans ne semblent pas croire que cette fois sera différente des autres.
Le processus criminel devrait franchir encore plusieurs obstacles importants avant que Netanyahu ne soit, disons, envoyé en prison.
Une enquête sur des actes répréhensibles doit être ouverte, il faut trouver des “témoins” prêts à parler, il faut un acte d’accusation solide. Puis le procureur doit valider l’acte et déposer plainte, avant qu’il n’y ait un procès, que Netanyahu soit condamné, et que tous les appels soient rejetés. Il convient toutefois de rappeler que, dans le cas d’Ehud Olmert, tous ces obstacles ont finalement été levés.
Le processus politique est beaucoup plus simple. Le Premier ministre continue de servir tant que chef du gouvernement tant qu’il a la confiance de la majorité de la Knesset. Dans le cas d’Olmert, il n’a plus eu de majorité une fois que la police a confirmé les accusations. Olmert à alors démissionné.
La police poursuit des enquêtes contre Netanyahu dans quatre affaires différentes :
L’affaire 1000 concerne un système de dons en sa faveur qui seraient équivalent à de la corruption (un don = une politique fiscale favorable pour le donateur).
L’affaire 2000 a émergée d’enregistrements secrets montrant un accord proposé entre le Premier ministre et l’éditeur d’un puissant quotidien, dans lequel le journal modérerait sa couverture critique de Netanyahu en échange du soutien tacite du Premier ministre à un projet de loi.
L’affaire 3000 est liée à de gros pots-de-vin dans l’achat par Israël de sous-marins allemands. Mais il semble que Netanyahu ne soit pas directement lié à cette affaire (certains de ses assistants, oui).
L’affaire 4000 met en relation Bezeq, un diffuseur satellite, et un site web d’information qui auraient fait l’objet de pressions en faveur d’une couverture plus positive du Premier ministre et de sa famille. Six personnes ont déjà été arrêtées dans cette affaire.
Une inculpation de Netanyahu pousserait probablement Moshe Kahlon et peut-être même Naftali Bennett à démanteler la coalition, forçant Netanyahu à démissionner.
Et c’est là que réside le grand dilemme du procureur général israélien, Avichai Mandelblit, lui-même nommé par Netanyahu. Aucun procureur ne veut perdre un procès, encore moins un procès aussi médiatisé. Mais pour qu’une affaire passe par le tribunal et aboutisse à un acquittement, des mois, voire des années après que le gouvernement ait été contraint de quitter le pouvoir, ce serait pire qu’un embarras. Ce serait à la frontière d’une crise constitutionnelle.
La pression exercée sur Mandelblit pour renoncer à une inculpation qui n’a pas la certitude d’aboutir à une condamnation serait énorme et, même si cela peut sembler désagréable aux juristes, cela est probablement justifiée.

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