Après les trois non de Khartoum, ceux de Ramallah !

Placeholder

Product Description

Un communiqué publié en arabe uniquement par le Conseil révolutionnaire du Fatah, qui se compose de plus de 100 responsables du Fatah (des ministres, des députés, etc…) révèle que cette organisation refuse encore et toujours toutes les propositions américaines, israéliennes, européennes et même arabes pour négocier un accord de paix avec l’Etat Juif.
“Non à la reconnaissance d’Israël comme Etat juif, non à toute solution qui appelle à la création d’un Etat palestinien avec des frontières provisoires, non à l’idée d’un échange de territoires entre Israël et les Palestiniens, non à toute reprise des pourparlers de paix avec Israël à moins que la construction en Judée, en Samarie et dans l’est de Jérusalem ne cesse, non à la livraison d’armes américaines à Israël, non à la reconnaissance du Kotel comme partie intégrante du judaïsme, non à une nouvelle loi israélienne qui exige un référendum avant tout retrait de Jérusalem ou du Golan.”
Avec une telle position, il est difficile de voir comment des progrès pourraient être faits. En définitive, ce que le parti du dictateur Abbas est en train de dire (aucune élection en plus de 10 ans, c’est de la dictature) c’est : soit les Juifs repartent en diaspora et là il y aura la paix, soit ils restent là et ce sera toujours non !
La déclaration du Fatah n’est une surprise pour personne. Elle ressemble à la déclaration des “3 non de Khartoum.” Le mouvement palestinien tient le même discours depuis sa création. Malgré tout, aucune déclaration de la diplomatie internationale ne devrait aller buter contre ces nouveaux “non”. On ne peut vraiment pas dire du Fatah qu’il n’est pas cohérent dans sa politique puisque son discours est identique depuis 25 ans… Et que jamais l’Europe ou les Etats-Unis ne s’en sont plaints ! Aujourd’hui, même si Mahmoud Abbas veut faire la paix (ce qui reste à démontrer), il ne le pourrait même plus. Il est conscient qu’en cas d’accord de paix, il pourrait être exécuté, comme le veut la loi palestinienne sur la peine capitale. C’est très exactement pour cette même raison que le prédécesseur d’Abbas, Yasser Arafat, a refusé d’accepter et de signer les accords de 2000. Abbas sait que la rue arabe et islamique n’est pas encore prête (et ne le sera probablement jamais) à accepter une solution qui devrait consister à effectuer d’importantes concessions à Israël.
Les Palestiniens sont gouvernés par deux puissances qui veulent 100% de ce qui appartient aux Juifs: le Fatah dit qu’il veut 100% des territoires conquis par Israël en 1967 (sans échanger 1 km2 ici contre 1 km2 là); le Hamas veut 100% de toutes les terres, y compris celles d’Israël, et 100% de Juifs à la mer. Malheureusement, il n’existe toujours pas de tierce partie palestinienne prête à défendre le milieu.
Dans cette partie du monde, il est important d’écouter ce que les gens disent dans leur propre langue – et pas seulement ce qu’ils disent en anglais aux gouvernements américains et européens et aux journalistes. Il en va de même pour l’Etat Islamique (ISIS) qui fait toujours ce qu’il dit. Les attentats de Nice et le meurtre du père Hamel en Normandie, en sont encore une fois la démonstration.

Je profite de l’occasion pour encourager Fûté dans l’autre voie qui est la sienne : la radio ! C’est un média d’une importance capitale et bien que Radio Futée ne soit pas encore sur les ondes FM, ne doutons pas une seconde que cela se réalisera très bientôt…
Grâce à l’abnégation de Charles Benguigui et grâce à la compréhension grandissante des décideurs israéliens, soyons certain que nous aurons demain une grande radio francophone en Israël, un “RTL” ou un “Europe1″ à la sauce harissa !

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements