A La Une

ALaUne
A La Une
Category: .

Product Description

Kippour et Souccot

 

Yom Kippour

 

C’est le jour le plus saint de l’année, le jour durant lequel nous sommes le plus proches de D.ieu. C’est le jour du «Grand Pardon», «car en ce jour, Il fera expiation pour vous purifier de toutes vos fautes, afin que vous soyez purifiés devant D.ieu » (Lévitique 16,30)

Durant vingt-six heures – depuis quelques minutes avant le coucher du soleil, le 9 Tichri jusqu’après la tombée de la nuit le 10 Tichri, nous «affligeons nos âmes»: en s’abstenant de manger et de boire, de se laver ou de s’enduire le corps de lotions, de porter des chaussures en cuir, et d’avoir des relations conjugales.

Avant Yom Kippour, nous procédons au rituel d’expiation des Kapparot, nous mangeons un repas festif, les hommes s’immergent dans un mikvé, et nous faisons plus de tsédaka que d’habitude. En fin d’après-midi, nous consommons le repas précédant le jeûne, après lequel nous bénissons nos enfants, nous allumons une bougie spéciale qui brûle tout au long du jeûne ainsi que les bougies de la fête, puis nous nous rendons à la synagogue pour la prière de Kol Nidré.

La journée de Yom Kippour comporte cinq prières : Arvit, avec le solennel Kol Nidré, la veille de Yom Kippour ; Cha’harit, la prière du matin ; Moussaf, qui inclut un récit détaillé du service de Yom Kippour dans le temple; Min’ha, qui inclut le récit de Jonas ; et enfin la Néïla, la prière de la «fermeture des portes», au moment du coucher du soleil. Tout au long de Yom Kippour, nous prononçons à plusieurs reprises la prière de Al ‘Het pour la confession de nos fautes.

Ce jour est le plus solennel de l’année, pénétré toutefois d’une joie sous-jacente : une joie qui se révèle à travers la spiritualité de ce jour et qui exprime notre confiance que D.ieu acceptera notre repentir, pardonnera nos fautes et scellera notre verdict pour une année de vie, de santé et de joie. La prière de clôture, Néïla, culmine avec les cris retentissants de: «Écoute Ô Israël… D.ieu est un», suivie par une sonnerie unique du choffar et de la proclamation «L’an prochain à Jérusalem!». Nous prenons ensuite part à un repas festif de fin de jeûne, faisant ainsi de l’issue de Yom Kippour une fête à part entière.

Allumez les bougies de la fête

la veille de Yom Kippour.

Les femmes (ou, s’il n’y a pas de femme dans la maison, le chef de famille) allument les bougies au moins 18 minutes avant le coucher du soleil, et récitent les bénédictions suivantes :

1 – Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou mélèkh haolam achère kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lehadlik nèr chel (Yom Kippour tombe Chabbat, donc ajouter : Chabbat vechel Yom HaKipourim.

2 – Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou mélèkh  haolam chéhé’héyanou vekiyémanou vehiguiyanou lizmane hazé.

Si une personne qui allume les bougies a l’intention d’aller en voiture à la synagogue pour l’office de Kol Nidré, elle doit avoir en tête en allumant les bougies qu’elle n’accepte pas sur elle à ce moment la sainteté de la fête. Elle devra se rendre à la synagogue dans les plus brefs délais.

 

Souccot

 

Nous avons dans le calendrier de la vie juive des moments forts durant lesquels le temps semble se condenser, prendre plus d’importance, une nouvelle dimension. Lorsque nous jetons un coup d’œil au calendrier, nous y voyons les fêtes qui, comme autant de marqueurs, nous invitent à rompre avec la routine du quotidien et à prendre part à des moments différents, des moments sacrés. De toutes nos fêtes, Souccot est celle qui présente le plus de «rendez-vous» par l’intermédiaire des mitzvot qui lui sont rattachées.

La fête de Souccot est placée dans le calendrier, à la fin des journées intenses du mois de Tichri, elle est la 3e des «Chaloch régalim», fête de pélerinage, qui, avec Pessa’h et Chavouot, compose la triade agricole qui nous rend les fruits du travail de la terre donnés en offrande à Yérouchalaïm. Selon les propres termes de la Torah:

«Trois fois l’an tu célébreras des fêtes en mon honneur. La fête des matsot: pendant sept jours au temps fixé du mois d’Aviv, tu mangeras des matsot, comme je t’ai commandé, car en ce mois tu es sorti d’Égypte; et on ne paraîtra pas à vide devant ma face; -et la fête de la moisson des premiers fruits de tes travaux, de ce que tu auras semé dans le champ; -et la fête de la récolte, à la fin de l’année, quand tu recueilleras du champ les fruits de tes travaux.» (Exode 23 :14-16)

D’après ce que nous pouvons lire dans la Torah, Souccot est l’époque de la récolte, fête qui, en relation avec Pessa’h et Chavouot, se situe «betzet hachana», à la fin de l’année. En effet, notre calendrier comporte pas moins de quatre débuts d’année : le nouvel an des rois, le nouvel an des arbres, le nouvel an pour le décompte des années, chabbatiques et jubilés, le nouvel an pour le sacrifice des animaux (Mishna, Roch Hachana 1 : 1). Selon cette explication, Souccot tombe à la fin de l’année qui débute ensuite par le mois de Nissan. Souccot représente la fête de la joie, peut-être parce que nous savons que les jours du jugement divin sont révolus, et que nous sommes dès lors confiants que la miséricorde divine influera sur le verdict.

Mais ce n’est pas seulement l’allégresse qui fait que notre fête contraste avec les premiers jours du mois de Tichri. Dans la mesure où la construction de la Soucca est le symbole même de notre humanité, elle s’inscrit en contrepoint des heures quasi angéliques que nous avons vécues lors de Yom Kippour, sans manger ni boire, sans nous préoccuper des tâches quotidiennes.

Souccot incarne les contrastes entre la tension des jours passés, côtoyant une allégresse sans pareille, les aspirations spirituelles qui se complètent par le biais de la réalisation matérielle et concrète d’un toit sous lequel  on peut commencer à vivre la  nouvelle année.

  Jacqueline B.

S’inscrire a notre newsletter. Recevez nos dernieres news et evenements