A Esther et Sarah…

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Deux fillettes franco-israéliennes, Esther bat Keren et Sarah bat Keren, âgées de quatre et huit ans ont trouvé la mort, au début du mois de juin, dans une collision frontale sur la Route 90 dans la région d’Arava, dans le sud du pays. Cette tribune est écrite en leur hommage et en signe de respect envers leur famille.

Pour le Juif, les jours de notre existence terrestre ne sauraient être gaspillés comme des allumettes que l’on brûle, puis que l’on jette sans scrupule. Les joies humaines constituant souvent une motivation ou une fin légitime lorsqu’elles sont empruntes de pureté, de sainteté et de dignité, ne le sont plus lorsqu’elles oublient le sens réel et la finalité de l’existence terrestre. C’est pour cette raison que Chlomo Ha-Melekh, le Roi Sage par excellence, nous recommande: “Mieux vaut aller dans une maison de deuil que dans une maison où l’on festoie : là, se voit la fin de tout homme et les vivants en tireront la leçon…”

La leçon que le Juif fidèle à la tradition en tire est qu’il ne faut éprouver ni peur ni angoisse devant la mort. Celle-ci est une étape de transition, à laquelle chacun doit se préparer, mais qui ne comporte en elle-même rien de dramatique pour le défunt, en dépit de la douleur légitime que cela entraîne pour ceux qui demeurent en vie, en raison de la séparation d’avec celui avec lequel on a tant partagé : “Dieu vit tout ce qu’Il avait fait : et voici que c’était éminemment bien”. Dans la Thora de Rabbi Meïr, on trouve écrit : … ‘’Et voici que c’était éminemment bien “signifie” et voici que la mort était bonne”. Puisque personne ne connaît de façon certaine le jour de sa mort, cette incitation à revenir vers le bien et la vertu conçus par l’Eternel dans ses desseins originels pour l’être humain, concerne chacun d’entre nous chaque jour de son existence, puisque chaque jour pourrait être le dernier. Afin de nous encourager à cette démarche quotidienne et surtout pour nous aider à mesurer l’enjeu d’un tel engagement, “les Tannaïm” – nos Maîtres de la Michna – nous enseignent : “Une heure de repentir et de bonnes actions en ce monde-ci vaut plus que toute la vie du monde futur. Et une heure de félicité dans le monde futur vaut plus que toute la vie de ce monde-ci”.

On peut lire encore dans le “Aboth de Rabbi Nathan: “d’où savons-nous qu’un seul être humain pèse aussi lourd que la création toute entière ? C’est par le verset de la Genèse qui dit : “Voici le livre de l’histoire de l’homme” ce qui nous enseigne que l’histoire de l’humanité, c’est l’histoire d’un homme”

Aux vivants, je dis : “vivez, aimez, respectez, choyez, protégez et partagez !” La vie est trop courte pour s’embarrasser de petits soucis du quotidien qui ne devraient pas embourber le présent !
Que les âmes de ces petites sœurs reposent en paix et que leurs parents trouvent la force de surmonter cette épreuve atroce.

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